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Dr Philippe Tellier – 02 avril 2026

Au-delà de détecter un cancer, le dosage du PSA pourrait à l’avenir permettre d’estimer le risque de décès par cancer de la prostate, en tenant compte de l’espérance de vie individuelle du patient.

Le dosage du PSA (prostate-specific antigen) est largement utilisé pour le dépistage du cancer de la prostate.

On estime qu’environ 10 millions de tests PSA sont réalisés chaque année aux Etats-Unis.

Pourtant, les outils permettant d’interpréter les résultats du dosage dans une perspective pronostique restent limités.

La plupart des calculateurs existants visent essentiellement à prédire la probabilité de détecter un cancer par la biopsie, en particulier les cancers cliniquement significatifs.

Ces approches présentent plusieurs limites.

C’est ainsi qu’elles ne prédisent pas directement les événements cliniques majeurs, comme la mortalité spécifique du cancer de la prostate.

En outre, elles ne tiennent pas compte du risque concurrent de mortalité liée à d’autres causes, particulièrement important chez les hommes âgés.

Enfin, elles sont incapables d’ajuster la prédiction à un horizon temporel donné.

C’est dans ce contexte qu’a été développé un modèle pronostique, dans le but d’estimer le risque de mortalité spécifique par cancer de la prostate après un dosage du PSA, en intégrant le risque concurrent de mortalité non liée au cancer.

Un modèle développé pour prédire la mortalité par cancer de la prostate

Ce modèle pronostique innovant a été développé à partir de la cohorte de dépistage de l’étude PLCO Cancer Screening Trial, puis validé dans une large cohorte indépendante issue du système de santé des anciens combattants américains.

Le modèle a été développé à partir des données provenant du grand essai de dépistage américain PLCO (Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian) Cancer Screening Trial dans lequel ont été inclus 33 339 hommes âgés de 55 à 74 ans, entre 1993 et 2001.

Le suivi a atteint jusqu’à 29,5 années.

Pour la validation externe, une cohorte indépendante issue du Veterans Affairs Healthcare System a été utilisée, comprenant 174 787 patients âgés ayant bénéficié d’un dosage du PSA entre 2002 et 2006 et suivi pendant une durée médiane de 18 années.

Pour lire la suite 🡺 PSA : un outil pronostique, enfin ?

Ou m’écrire à 🡺 gacougnolle@gmail.com

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