Actualités Santé

Les infections respiratoires aussi dommageables pour le cœur

 Laurie Noreau – 11/09/2026

La pandémie de COVID-19 l’a démontré: une infection au SRAS-CoV-2 rend les individus plus vulnérables aux maladies cardiovasculaires.

Ce risque demeure présent pour une panoplie d’autres infections virales.

Afin d’analyser les risques cardiaques liés à une infection, des chercheurs américains et sud-africains ont mené une vaste méta-analyse regroupant 155 études épidémiologiques portant sur une douzaine de virus.

Leur conclusion: de nombreuses maladies cardiovasculaires pourraient être évitées par la prévention des infections virales, notamment par la vaccination contre les infections respiratoires.

Pour preuve, plusieurs essais cliniques ont montré que la vaccination contre l’influenza serait associée à une diminution de 34% des incidents cardiovasculaires attribuables à l’infection.

Les individus ayant récemment subi un syndrome coronarien aigu en tireraient encore plus de bénéfices.

Les premiers jours de l’infection sont cruciaux

Les risques les plus élevés d’incidents cardiovasculaires culminent généralement dans les premières semaines suivant l’infection.

Pour le SRAS-CoV-2, les risques d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral (AVC) seraient plus importants dans les 14 jours suivant l’infection.

Pendant cette période, les individus infectés ont trois fois plus de risques d’AVC et d’infarctus que les individus non infectés, selon ce que rapportent des études de séries de cas autocontrôlés incluses dans la méta-analyse.

Les études de cohorte montrent quant à elles des risques cardiovasculaires un peu plus modestes, quoique non négligeables (maladies cardiovasculaires: RR=1,82; maladie coronarienne: RR = 1,74; AVC: RR=1,69).

Le scénario est similaire pour l’influenza.

Au cours du premier mois suivant l’infection, le risque d’infarctus et de crise cardiaque est de 4 à 5 fois plus élevé.

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TÉLÉTRAVAIL ET SANTÉ MENTALE : Vers une dégradation du bien-être ?

Actualités – publiée le 13/09/2026 par Équipe de rédaction Santélog

Science

Le télétravail généralisé après la pandémie de COVID-19 a entraîné des augmentations du temps passé seul, une dégradation du bien-être mental sur plusieurs indicateurs et une hausse du recours aux services de soins en santé mentale, conclut cette large analyse de données, menée sur plus de 10 années et publiée dans la revue Science.

Les effets sont particulièrement prononcés chez les personnes vivant déjà seules, suggérant que le télétravail entraîne même des coûts mesurables à l’échelle de la population au-delà de la seule productivité.

Cette transformation rapide et massive des conditions de travail, avec un recours généralisé au télétravail dans les emplois compatibles avec ce mode d’organisation a déjà donné lieu à des recherches sur son impact sur la santé mentale, mais avec des résultats contradictoires.

Cette étude apporte une analyse comparative à grande échelle, en excluant délibérément les années aiguës de la pandémie (2020-2021) pour distinguer les effets propres au télétravail de ceux liés à la crise sanitaire elle-même.

« Dans toute une gamme d’organisations de télétravail, les individus comme les organisations pourraient vouloir donner la priorité à rendre le télétravail moins isolant, par exemple en le coordonnant avec des journées au bureau ou en encourageant les interactions informelles, y compris en ligne ».

L’étude, menée auprès de 568.000 participants de 5 enquêtes représentatives (américaines) menées sur une période de plus de 10 ans, a comparé les expériences des travailleurs occupant des emplois compatibles avec le télétravail avant la pandémie (2011-2019) avec la période post-pic (2022-2024).

Cette analyse révèle que :

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EXERCICE PHYSIQUE ET HUMEUR : Indiciblement liés même au long de la journée

Actualités – publiée le 13/09/2026 par Équipe de rédaction Santélog

Nature Human Behaviour

Les variations d’activité physique, qu’elles soient légères ou modérées, sont étroitement liées aux variations de l’humeur au cours de la journée, dans les 2 directions : être plus actif que d’habitude améliore l’humeur, l’énergie et le bien-être peu de temps après, et se sentir mieux augmente la probabilité d’être plus actif ensuite, révèle cette étude internationale, publiée dans la revue Nature Human Behaviour et menée par une équipe de l’University of Texas at Arlington (Arlington, Texas).

Une corrélation et un modèle cohérents à travers les démographies et les régions du monde, avec nul besoin d’un exercice intense pour accéder à la bonne humeur.

L’exercice ou l’activité physique sont associés à de nombreux bénéfices sur la santé mentale à long terme, mais la relation dynamique entre variations d’activité au quotidien et fluctuations d’humeur à court terme reste peu documentée.

La plupart des études se concentrent sur des exercices structurés d’intensité modérée à élevée, laissant de côté les activités légères du quotidien comme marcher, monter des escaliers ou faire le ménage, pourtant pratiquées par tous.

Pourtant, souligne l’un des auteurs principaux, Yue Liao, professeur de kinésiologie à l’University of Texas, déclare : « Nul besoin d’une séance de gym pour se sentir mieux.

Une augmentation au-dessus de votre propre niveau d’activité habituel apportera des bénéfices sur l’humeur, en particulier en vous aidant à vous sentir plus énergique.

Pensez-y comme une compétition contre vous-même plutôt que contre les autres.

Comprenez votre propre fonctionnement de base et ajoutez progressivement plus de pas ou plus d’activité ».

Cette méta-analyse de 67 études apporte la base de preuves la plus large à ce jour sur la relation bidirectionnelle entre activité physique quotidienne et humeur en temps réel.

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SOMMEIL ET MÉMOIRE : Des chercheurs reproduisent l’effet restaurateur du sommeil

Actualités – publiée le 12/09/2026 par Équipe de rédaction Santélog

Nature Neuroscience

En provoquant et en reproduisant des modèles d’activité imitant le sommeil NREM dans des régions localisées du cerveau de modèles éveillés privés de sommeil, ces neuroscientifiques du Département de Psychiatrie de l’University of Wisconsin-Madison, parviennent à déclencher une recalibration des connexions neuronales, à reproduire l’effet de consolidation de la mémoire et à compenser les effets de la privation de sommeil sur les performances mnésiques.

Ces travaux, soutenus par les National Institutes of Health (NIH) ouvrent la voie à des applications de stimulation transcrânienne non invasive chez l’Homme.

Le sommeil à ondes lentes non-REM (NREM), qui représente environ 80 % du sommeil chez l’adulte, est la phase pendant laquelle les connexions synaptiques impliquées dans la mémoire sont évaluées, consolidées pour le stockage à long terme, ou éliminées pour libérer de la capacité pour de nouveaux apprentissages ou souvenirs.

La privation de sommeil dégrade ces processus et altère les performances cognitives.

De précédentes recherches de la même équipe avaient montré que des souris et des Hommes privés de sommeil peuvent présenter spontanément des épisodes d’activité en ondes lentes localisées à l’éveil, mais ces épisodes sont trop sporadiques et brefs pour être bénéfiques.

La question était de savoir si une version plus longue et plus systématique de cette activité non-REM pourrait reproduire les effets restaurateurs du sommeil sans nécessiter un endormissement global.

L’un des auteurs principaux, le Dr Chiara Cirelli, professeure de psychiatrie à l’Université de Wisconsin-Madison, ajoute : « Ce que sommes parvenus à faire, c’est forcer le sommeil dans une région locale du cerveau.

Pendant que cette partie consolide les souvenirs et restaure la capacité d’apprentissage, les autres parties restent vigilantes et connectées à l’environnement ».

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MUSCULATION : 90 minutes par semaine pour repousser la mortalité

Actualités – publiée le 12/09/2026 par Équipe de rédaction Santélog

British Journal of Sports Medicine

90 à 120 minutes hebdomadaires de musculation sont associées à une réduction de 13 % du risque de mortalité toutes causes, de 19 % pour les décès cardiovasculaires et de 27 % pour les décès neurologiques, sans bénéfice supplémentaire au-delà de ce seuil, révèle cette étude prospective de 30 ans publiée dans le British Journal of Sports Medicine.

Les effets sont amplifiés par l’ajout d’exercice aérobie, la combinaison des 2 atteignant une réduction de 53 à 58 % du risque de mortalité aux niveaux les plus élevés d’activité.

Les bénéfices de l’exercice et notamment de l’exercice aérobie sur la réduction du risque de mortalité sont bien établis, mais le rôle spécifique de la musculation, seule ou combinée à l’aérobie, reste toujours à préciser.

Cette nouvelle recherche basée sur un suivi de 30 ans de 3 grandes cohortes américaines, est l’une des plus larges jamais conduites sur le sujet, ce qui a permis d’analyser les relations dose-réponse entre musculation et mortalité toutes causes et par cause spécifique.

« Nos résultats sur les différentes relations dose-réponse entre musculation à long terme et mortalité toutes causes et par cause spécifique suggèrent que des quantités différentes de musculation peuvent être nécessaires pour optimiser les bénéfices.

Le modèle observé selon lequel l’ajout de musculation réduit davantage le risque de mortalité à tous les niveaux d’activité aérobie soutient les recommandations actuelles encourageant les 2 types d’activité pour optimiser les bénéfices en termes de mortalité ».

L’étude, menée auprès de 147.374 participants, 31.540 hommes et 115.834 femmes, issus de la Health Professionals Follow-up Study (1992-2022), la Nurses’ Health Study (2002-2021) et la Nurses’ Health Study II (2003-2021), âgés en moyenne de 54 ans à l’inclusion, a pris en compte les données sur la musculation et l’exercice aérobie toutes les 2 ans pendant jusqu’à 30 ans.

Au cours du suivi, 35.798 participants sont décédés. L’analyse révèle que :

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