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Tout le monde peut, un jour ou l’autre, avoir besoin de la SNSM. | SNSM
Voiles et Voiliers – Olivier Bourbon
Publié le 31/07/2026 à 06h30
Vrai ou faux ? La majorité des sauvetages en mer concernent des plaisanciers inexpérimentés
Qui sont les plaisanciers les plus souvent secourus en mer ? L’inexpérience est-elle vraiment le principal facteur de risque ? Nicolas Renaud, inspecteur général de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) en Méditerranée et ancien directeur de CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage), livre son analyse.
PLUTÔT FAUX
« Si l’affirmation est : “La majorité des interventions concernent des personnes inexpérimentées”, alors, pour moi, c’est faux.
Ou en tout cas, c’est une vision réductrice de la réalité.
Cela cible cette population, alors qu’en réalité tout le monde peut, un jour, avoir besoin d’être secouru en mer. Personne n’est à l’abri.
D’abord, il n’existe pas réellement de données permettant d’affirmer si les personnes secourues étaient expérimentées ou non.
Les CROSS et la SNSM ne réalisent pas d’analyse approfondie du niveau de qualification des équipages après chaque intervention.
Dans certains cas, l’inexpérience est identifiable – lorsque les personnes sont complètement perdues, paniquées ou ne comprennent pas les consignes –, mais ces situations restent minoritaires.
Les CROSS utilisent bien des « tags » pour qualifier certaines causes (inexpérience, alcool, etc.), mais uniquement lorsque celles-ci sont manifestes.
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