Accueil Skipper Louise Cervera

Privés de vent pendant quatre jours, les Mondiaux d’ILCA 6 ont fini par offrir un final renversant.

Et c’est Louise Cervera qui en est sortie en reine.

La navigatrice tricolore a décroché son premier titre mondial dans des conditions dantesques.

Une performance majuscule, 17 ans après Sarah Steyaert.

La Française de 27 ans aura été impressionnante sur les 6 courses finalement disputées pour l’emporter avec une belle avance devant la polonaise Agata Barwinska et l’irlandaise Eve Mcmahon.

La Française de 27 ans aura été impressionnante sur les 6 courses finalement disputées pour l’emporter avec une belle avance devant la polonaise Agata Barwinska et l’irlandaise Eve Mcmahon. | FFV

Source : service presse – Publié le 18/05/2025 à 09h58

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Voile olympique. Louise Cervera, la vague française qui a submergé Qingdao

Le vent aura joué à cache-cache toute la semaine, mais à la fin, c’est bien Louise Cervera qui a soufflé le plus fort.

À Qingdao, sur le plan d’eau mythique des JO de 2008, la Française de 27 ans a signé une performance éclatante en s’imposant au championnat du monde ILCA 6.

Après quatre jours d’attente dans le brouillard chinois, elle a profité des rares créneaux de navigation pour frapper fort. Très fort.

« J’ai essayé de rester concentrée, de bien récupérer, de garder mes routines…

Et surtout de prendre les courses les unes après les autres », raconte-t-elle, encore sonnée.

Samedi 17 mai, dernière journée de régate : mer formée, vent établi entre 20 et 25 nœuds.

Une manche finale bouclée à fond les taquets, une 4e place sous adrénaline, et un dernier bord en apnée jusqu’à la ligne.

« Pour la dernière course, Nicolas (Le Berre), mon coach, m’a dit de lâcher les chevaux car je n’avais pas de mauvais résultats jusque-là.

J’ai vraiment donné tout ce qui me restait et à l’arrivée je ne savais pas trop ce que ça avait donné.

Je me disais que ça devait être bon pour le podium mais je n’osais pas y croire pour le titre.

C’est Nico qui est venu me dire après la ligne d’arrivée « tu es championne du monde ! »

« Chez les Jeunes j’avais fait des podiums mais je n’étais jamais monté sur la plus haute marche du podium », confie Louise Cervera. | FFV

Un parfum d’histoire

Il faut remonter à 2008 pour retrouver une Française championne du monde dans cette série olympique.

À l’époque, une certaine Sarah Steyaert s’imposait en Australie avant de terminer 5e aux Jeux de Pékin… à Qingdao.

Dix-sept ans plus tard, la boucle est bouclée. Cervera entre dans l’histoire.

« Je n’avais jamais eu de Marseillaise […] C’était un moment incroyable.

On a chanté tous ensemble avec les entraîneurs, Marie, les garçons… Ça restera gravé […] »

Je viens de réaliser un rêve et il en reste encore un !

Pour son entraîneur, Nicolas Le Berre, cette victoire est tout sauf un coup de chance : « C’est énorme ce qu’elle a fait.

Ça récompense tout le travail qu’elle a mis en place depuis plusieurs saisons maintenant, avec également son préparateur physique, Olivier Pauly et sa préparatrice mentale, Ingrid Petitjean.

C’est chouette parce que ça nous permet de valider les choses qu’on a pu mettre en place jusque-là mais il faut qu’on se remette au travail très vite.

Le plan, c’est de ne pas s’arrêter là, au contraire, ça doit nous donner encore plus d’énergie pour nous motiver pour la suite !

Avec ce titre son statut va changer et ça ouvre de nouvelles perspectives pour continuer à progresser. »

Avec ce titre, Louise Cervera lance de la plus belle des manières sa route vers les Jeux de Los Angeles 2028.

« Je viens de réaliser un rêve et il en reste encore un ! »

Louise Cervera a fait bégayer l’Histoire en remportant son premier titre mondial un an seulement après sa première participation aux Jeux olympiques, et sa 10e place à Marseille l’été dernier. | FFV

Le reste de la flotte dans le dur

Derrière la Maralpine, les autres tricolores n’ont pas trouvé le bon tempo dans ce championnat éclair.

Marie Barrué, bien placée dans le petit temps, a subi samedi les conditions musclées (29e finale).

Chez les hommes, le vétéran chypriote Pávlos Kontídis a dominé les débats pour signer un troisième sacre mondial.

Côté français, la jeunesse n’a pas démérité mais manque encore de tranchant : Alexandre Kowalski, Martin Kowalski et Lorenzo Mayer terminent groupés (28e à 30e).

La prochaine étape pour l’équipe de France : les championnats d’Europe à Marstrand, en août.

Avec une championne du monde à bord, la dynamique semble lancée.

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