Accueil Environnement littoral Faune Orques
Alessandro Tosetti, navigateur italien ayant participé à la dernière édition de la Global Solo Challenge, a signalé, le 19 avril dernier, avoir été « attaqué » par des orques dans le détroit de Gibraltar alors qu’il naviguait à bord de son voilier de 20 mètres.


Le navigateur Alessandro Tosetti, ayant participé à la Global Solo Challenge, a été attaqué par des orques dans le détroit de Gibraltar. | ALESSANDRO TOSETTI
Voiles et Voiliers. Publié le 21/04/2025 à 12h26
VIDÉO. Un voilier percuté par des orques dans le détroit de Gibraltar
Le navigateur italien Alessandro Tosetti se trouvait à bord de son voilier Aspra, dans le détroit de Gibraltar, lorsqu’un groupe d’orques a « attaqué » son bateau à l’aube du week-end de Pâques.
« Des animaux de grande taille, d’environ cinq mètres », raconte-t-il.
Il s’agissait apparemment d’un groupe familial qui, pendant près de trente minutes, a malmené Aspra, s’acharnant particulièrement sur le gouvernail.
LIRE AUSSI : ENQUÊTE. Orques : pourquoi font-elles trembler les marins et faut-il vraiment en avoir peur ?
Après les premiers coups, la partie hydraulique du pilote a explosé !
https://www.facebook.com/aletosetti/videos/3926818927582080/?ref=embed_video&t=18

(Source : Facebook Alessandro Tosetti)
Alors qu’il se reposait dans un couloir maritime peu fréquenté, au Sud, les violents chocs ont soudainement commencé.
Face à cette situation, Alessandro applique la procédure sécurité, il coupe le pilote automatique, le sonar et affale les voiles.
Mais rien n’y fait ! « Après les premiers coups, la partie hydraulique du pilote a explosé avec toute l’huile dans la cale, les drosses enroulées sur le secteur… à la dérive au milieu du détroit avec des navires en transit », poursuit-il.
Espérant se faire remorquer, il contacte le MRCC (Maritime Rescue Coordination Center, NDRL) de Tarifa.
« En les attendant, j’ai réussi à débrouiller la situation et libérer le gouvernail qui semblait encore fonctionner, confie-t-il sur les réseaux sociaux.
J’ai installé en urgence la barre de secours, et, à ma surprise, j’ai vu que je pouvais encore gouverner. »
Il met alors le cap sur le port de Tarifa, escorté par le remorqueur, arrivé entre-temps.
Malheureusement, à son arrivée en Espagne, Alessandro constate que la pale du gouvernail avait été mutilée.
« L’axe et les roulements semblent intacts, explique-t-il.
J’espère pouvoir rentrer chez moi comme ça. Si j’ai fait 12 milles, peut-être que je pourrai en faire 800.
Dans les prochains jours, je comprendrai mieux. »
LIRE AUSSI : Interactions orques-voiliers : ce qu’il faut savoir pour limiter les risques de rencontre
https://www.facebook.com/aletosetti/videos/623183040880837/?ref=embed_video&t=0
(Source : Facebook Alessandro Tosetti)