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Les skippers du Vendée Globe affrontent une réalité bien loin de l’image idyllique des alizés.

Entre vents capricieux, vagues violentes et fatigue extrême, chaque mille nautique parcouru devient un véritable défi.

Les skippers du Vendée Globe vous le diront : les alizés sont une véritable escroquerie ! Une publicité mensongère digne des pires arnaques télévisées !

Les skippers du Vendée Globe vous le diront : les alizés sont une véritable escroquerie ! Une publicité mensongère digne des pires arnaques télévisées ! | VIOLETTE DORANGE

Source : service presse – Publié le 16/02/2025 à 13h00

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Vendée Globe. Les alizés, une illusion douce-amère pour les skippers

Les alizés sont souvent présentés comme la route rêvée des skippers, une autoroute maritime où le vent propulse les voiliers vers leur destination.

Cependant, la réalité du Vendée Globe est bien différente, comme le confirment de nombreux solitaires qui se sont battus contre les éléments au quotidien.

Antoine Cornic (HUMAN Immobilier), à son arrivée aux Sables d’Olonne, a décrit la portion du parcours entre l’équateur et les Açores comme l’une des plus difficiles de son tour du monde.

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L’envers du décor des alizés

Les alizés, loin d’être ce flux magique qui porte les marins sans effort, se transforment en une véritable épreuve pour les skippers qui remontent vers le nord.

« On est bien loin de l’image parfaite des alizés !

Descendre avec eux, c’est une chose, mais les remonter au près, c’est un enfer », confie Denis Van Weynbergh (D’Ieteren Group).

La remontée dans ces vents capricieux est bien loin du « tapis roulant » vanté par les images idéalisées.

Les vagues croisées, les grains traîtres et un vent capricieux transforment cette prétendue autoroute en un champ de bataille constant, où chaque mile parcouru devient une lutte acharnée.

Le témoignage de Denis Van Weynbergh illustre parfaitement cette réalité : « Cette fois, il n’y a aucun répit, et il me reste encore trois ou quatre jours à endurer ces conditions éprouvantes.

J’espère que le bateau tiendra bon, mais à chaque impact, le doute s’installe.

La mer est impitoyable et chaque vague rappelle combien elle peut être cruelle ».

Il évoque l’usure du matériel, secoué par des vagues incessantes, ainsi que celle du corps, soumis au roulis constant et à la fatigue accumulée.

Antoine Cornic sur son Vendée Globe. Photo : Guillaume Saligot / Ouest-France | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-France

Le corps à l’épreuve de la mer

La souffrance physique est un compagnon constant pour certains skippers.

Jingkun Xu (Singchain – Team Haikou) lutte contre une épaule meurtrie, ce qui rend chaque mouvement plus pénible.

« La douleur est constante, et je ne peux rien faire. Ces derniers jours ne sont pas faciles.

Il y a toujours beaucoup de risques et de défis. Le moindre incident peut mener à l’abandon, même si proche du but ! », confie le marin chinois.

Cette épreuve physique se double d’un environnement météorologique incertain.

Les conditions dans le golfe de Gascogne, l’un des endroits les plus redoutables au monde, compliquent encore la navigation.

La météo capricieuse rend chaque jour plus incertain, et Jingkun Xu doit faire face à des avaries imprévues, comme une panne moteur, qu’il a dû compenser en réactivant son hydrogénérateur.

Une solution qui, bien que nécessaire, ralentit sa progression : « Actuellement, les conditions sont exigeantes, avec des rafales oscillant entre 18 et 38 nœuds, rendant la progression d’autant plus complexe », précise-t-il.

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Derniers milles sous tension

Près du cap Finisterre, Oliver Heer (Tut Gut.) n’a pas été épargné.

La météo instable et les rafales de vent ont rendu chaque décision cruciale.

Oliver Heer, confronté à un trafic maritime dense et à une mer houleuse, a dû constamment rester vigilant : « Il y a pas mal d’air, le bateau avance assez vite, ce qui est une bonne chose, mais la navigation est assez intense.

Je suis au reaching dans une houle assez importante, et il y a beaucoup de monde autour de moi.

Je dois rester très vigilant », expliquait le navigateur suisse.

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« Je me prépare au pire, ce qui pourrait signifier une arrivée lundi matin », explique Oliver Heer. Photo : Guillaume Saligot / Ouest-France | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCEV

L’attente, ultime épreuve

Pour les skippers en approche des Sables d’Olonne, l’un des plus grands défis reste l’attente, cette immobilité qui semble la plus cruelle après des semaines de bataille contre la mer.

Ce dernier segment du parcours pourrait ressembler à ce dernier kilomètre d’un footing épuisant, où chaque pas devient une épreuve.

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