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Bientôt sorti du pot-au-noir, Benjamin Ferré (Monnoyeur – Duo for a Job) s’est confié sur le premier passage de sa vie dans cette zone.

Satisfait de cette réussite, le Rennais occupe la 24e position au pointage de 11 h ce vendredi 22 novembre.

Sa plus grosse difficulté actuellement n’est pas le vent, mais bien la chaleur.

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Benajmin Ferré (Monnoyeur – Duo For a Job) est presque sorti du pot-au-noir. | PHOTO : GUILLAUME SALIGOT / OUEST-France

Ouest-France  Nathan NEVEU. Publié le 22/11/2024 à 13h07

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Vendée Globe. Benjamin Ferré s’est dit « heureux d’avoir passé mon premier pot-au-noir de ma vie »

Pendant sa pause repas, Benjamin Ferré (Monnoyeur – Duo For a Job) a profité de cet instant pour donner de ses nouvelles via une note vocale.

Il raconte notamment sa vie durant le pot-au-noir, sous la « chaleur tonitruante » à laquelle il est confronté.

« Pas déçu par l’ami pot-au-noir »

Sous la chaleur équatorienne, Benjamin Ferré est en pleine lutte.

Lui qui se dit être plus « un homme du froid qu’un homme du chaud » subit les températures élevées.

À tel point qu’il hésite à renvoyer le ris présent dans sa grand-voile : « Je perds 10 litres d’eau à chaque fois que je fais un pas dans le bateau », explique-t-il, tant la chaleur lui demande de l’énergie.

Deuxième lors du sixième jour, le skipper de 34 ans pointe désormais à la 24e place ce vendredi 22 novembre au petit matin, après un passage du pot-au-noir qu’il décrit comme pas si compliqué.

« Pas déçu par l’ami pot-au-noir, j’ai eu des énormes éclairs, des trombes d’eau.

C’était plus angoissant et flippant que venteux en fait, sous les grains, je n’avais pas beaucoup de vent.

Je ne me suis pas forcément laissé surprendre mais heureux d’avoir passé mon premier pot-au-noir de ma vie ».

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Un point clé de l’épopée du Vendée Globe qu’il raconte ne pas avoir traversé seul, accompagné d’un petit volatile.

« Joe l’oiseau, c’était un p’tit bébé et il s’est pris un énorme grain, je pense que l’eau était trop puissante pour ses petites ailes, et il s’est crashé sur mon bateau.

On a partagé un petit déjeuner ».

Après lui avoir donné une partie de son festin, « Joe » « s’en est allé vers de nouveaux horizons ».

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OF-Sports · Vendée Globe. Benjamin Ferré s’est dit « heureux d’avoir passé mon premier pot-au-noir de ma vie »

« Je surveille l’éternel Gaulois »

Durant son passage dans le pot-au-noir, le Rennais a profité d’un superbe spectacle.

« C’est magnifique, il y a des nuages de folie, des lumières de dingue ».

S’il a connu des variations avec plus ou moins de vent, Benjamin Ferré précise être surtout resté longtemps sans vent.

« Ça fait quand même plusieurs fois que je me fais tanker dans la molle depuis le début.

Derrière chaque manque de chance, il y a sûrement une erreur de stratégie mais pour autant j’ai l’impression de faire une trace qui est quand même assez propre », ajoute le skipper, expliquant s’être souvent fait piéger.

Si Louis Duc (Fives Group – Lantana Environnement) et Tanguy Le Turquais (Lazare) s’en sont mieux sortis, Benjamin Ferré à lui connut un « petit décalage vers l’Est ».

S’il peut paraître loin au classement, le skipper surveille quand même ce qu’il s’y passe, notamment en tête de la course.

Éloigné par le groupe de tête, il avait pourtant essayé de suivre le rythme « hallucinant », mais avait finalement été distancé : « C’est simple, j’allais à la vitesse du vent voire un peu plus, et pour autant les foilers allaient 6/7 nœuds plus vite que nous ».

Mais ce qu’il surveille avec plus d’intérêt, c’est l’avancée de « l’éternel gaulois, parti dans l’est, le p’tit père Jean ».

Évoquant Jean Le Cam (Tout commence en Finistère – Armor-Lux), Benjamin Ferré a échangé avec lui par téléphone une semaine auparavant.

Amusé, il explique avoir bien rigolé avec le skipper de 65 ans, et compte le rappeler pour savoir comment s’est déroulé son pot-au-noir.

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« On s’amuse bien, mais je suis un peu engourdi par la chaleur », a conclu Benjamin.

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