Quentin Haroche | 15 Avril 2025
Une fuite d’azote est survenue dans une salle de sport parisienne pratiquant la cryothérapie, provoquant le décès d’une employée.
En 2019, l’Inserm pointait du doigt les dangers de la cryothérapie, pratique consistant à exposer l’organisme à des températures extrêmes (jusqu’à -170°C) pendant quelques minutes, afin, supposément, d’accélérer la récupération musculaire après un effort physique.
Les chercheurs évoquaient le risque de brulures, de maux de tête ou d’urticaire chronique au froid.
Mais ils n’avaient pas pensé à un danger bien plus important : une hypoxie majeure due à une intoxication à l’azote, gaz utilisé sous forme liquide dans ces procédures de cryothérapie.
Ce risque hypothétique est devenu bien réel dans une salle de sport du 11ème arrondissement de Paris ce lundi.
Les pompiers ont dû y intervenir vers 18h30, vraisemblablement à la suite d’une fuite de gaz dans la cabine de cryothérapie. Une employée de 28 ans est décédée.
Une cliente de la salle de sport, âgée de 34 ans, a été transférée à l’hôpital Lariboisière en urgence absolue et son pronostic vital est engagé.
Trois autres personnes qui ont porté assistance aux victimes ont été intoxiquées et prises en charge.
Une enquête pour déterminer les causes de l’accident
L’inhalation d’azote peut provoquer une perte de connaissance en quelques dizaines de secondes et la mort par hypoxie en quelques minutes.
Des accidents mortels sont régulièrement rapportés. L’intoxication à l’azote est par ailleurs utilisée depuis plusieurs années comme méthode d’abattage des animaux et depuis peu comme méthode d’exécution des condamnés à mort aux Etats-Unis.
Pour lire la suite 🡺Un mort et un blessé grave dans un accident de cryothérapie à Paris
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