Dr Philippe Tellier | 23 Juin 2025

Le rôle potentiel des métaux lourds dans la pathogénie des maladies neurodégénératives est soupçonné de longue date sans preuve formelle, qu’il s’agisse de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson ou de la sclérose latérale amyotrophique. 

La recherche est à la fois abondante et prolixe, mais force est de reconnaître que les résultats obtenus ne permettent pas de dépasser l’énoncé d’hypothèses.

Les données expérimentales émanant des études in vitro ou des modèles animaux plaident en faveur de la neurotoxicité de plusieurs métaux lourds, d’autant que certains mécanismes biologiques potentiels la sous-tendent.

Les données épidémiologiques suggèrent un lien entre l’exposition à certains métaux lourds (Mn, Pb, Hg, Al) et un risque accru de maladies neurodégénératives, plus particulièrement la maladie de Parkinson.

Cependant, les résultats restent fragmentaires et souvent entachés de biais méthodologiques, au point que le lien de causalité est à établir.

Une étude cas-témoins : 454 cas de SLA 

Une étude transversale de type cas-témoins de grande ampleur, réalisée dans l’état du Michigan (Etats-Unis) a abordé, pour sa part, la relation possible entre l’exposition à certains métaux lourds et le risque de sclérose latérale amyotrophique (SLA).

L’enjeu est de taille : mettre en évidence des facteurs de risque environnementaux potentiellement modifiables prédisposant peut-être à la survenue d’une maladie dont la pathogénie reste encore largement inexpliquée et pour laquelle il n’existe aucun traitement curatif.

L’impact éventuel sur la survie des patients atteints de SLA a par ailleurs été évoqué.

Pour lire la suite 🡺 Un lien possible entre exposition aux métaux et SLA, indépendant du risque génétique

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