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Conçu pour un équipage de 12 à 14 marins, Éric Tabarly relève un défi audacieux : disputer l’OSTAR 1976 sur Pen Duick VI en solitaire. | © ARCHIVE BATEAUX / ALEA
Voiles et Voiliers – Adrien Cadot
Modifié le 10/08/2026 à 14h30
Un été avec Tabarly. Épisode 4 : 1976, l’odyssée victorieuse de Pen Duick VI
En 1976, Éric Tabarly remporte sa seconde Transat anglaise en solitaire à bord de l’imposant Pen Duick VI.
Une odyssée improbable devenue une légende de la course au large.
Parmi les innombrables récits d’océan qui jalonnent la carrière d’Éric Tabarly, la Transat anglaise de 1976 tient une place à part.
Cette victoire, remportée à bord de Pen Duick VI, impose définitivement le navigateur comme une figure mythique de la course au large.
Elle incarne la revanche éclatante d’un homme et d’un bateau contre les vents contraires et la méfiance d’une époque.
Pen Duick VI a été construit en 1973 à Brest, par la Direction des constructions et armes navales, dans la perspective de la première Whitbread Round the World Race (1973-1974).
Imposant ketch en aluminium noir, long de 22,25 mètres et d’un déplacement de plus de 30 tonnes, il a été conçu pour accueillir un équipage de 12 à 14 marins.
Ce voilier novateur, dessiné par André Mauric, devait porter haut les couleurs de la France autour du monde.
Mais l’aventure tourne court. À deux reprises, le mât casse, dont une fois dans l’Atlantique Sud.
L’échec est cuisant et les chances de victoire s’envolent.
« Ce fut la plus grande déception de ma carrière », confiera-t-il Éric Tabarly plus tard.
C’était surtout une façon de rétablir une vérité sur ce bateau.
— Éric Tabarly
Pour beaucoup, le bateau est trop lourd, trop exigeant et, surtout, peu adapté à la navigation en solitaire.
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