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GILLES MARTIN-RAGET
Voiles et Voiliers – Laure Pineau-Defois
Publié le 01/08/2026 à 13h49
Près d’un quart de siècle après la disparition d’Éric Tabarly, l’ensemble de ses Pen Duick (hormis le IV, abîmé en mer en 1978), continue de naviguer.
Si chaque Pen Duick a son propre parcours, « la flotte, elle, résume l’histoire de l’homme et celle de la voile », comme le rappelle Jean-Pierre Couteleau, président de l’Association Éric Tabarly.
PEN DUICK : LE PREMIER VOILIER
Symbole indissociable d’Éric Tabarly, Pen Duick est le voilier de son enfance, sauvé de l’épave et reconstruit en 1958 grâce à une innovation majeure : la plastification de sa coque, qui en fit alors le plus grand bateau en polyester au monde.
Héritage familial, acheté par son père en 1938 puis repris par Éric en 1952, il l’accompagna dans ses premières courses et fut plusieurs fois restauré.
Propriété de Jacqueline et Marie Tabarly, classé Monument historique en 2016, Pen Duick incarne l’histoire d’un marin et d’un siècle de plaisance.
Après la disparition de Tabarly en 1998 lors d’une traversée à son bord, le bateau est confié à l’Association Éric Tabarly.
Toujours entretenu à Lorient, il reprend la mer chaque printemps pour témoigner d’une légende vivante.
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Infos techniques
Dessiné par William Fife III junior (Écosse).
Construit en 1898 au chantier Gridiron and Workers Carrigaloe, près de Cork en Irlande, pour son premier propriétaire Adolphus Fowler.
Longueur hors tout : 15,10 m
Longueur à la flottaison : 10,05 m
Déplacement : 11 tonnes
Tirant d’eau : 2,20 m
Gréement : Cotre aurique
Surface de voilure au près : 160 m2
Matériau : Bois
PEN DUICK II : LA CONSÉCRATION
En 1964, à 32 ans, Éric Tabarly entre dans la…
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