Dr Pierre Margent | 30 Mai 2025

Après un AIT ou un AVC mineur, le risque de récidive demeure élevé jusqu’à au moins 10 ans (près de 20 %), dont 10 % mortels.

Une surveillance et une prévention prolongées sont nécessaires, au-delà de la phase initiale à haut risque. 

En recherche, comme en pratique clinique, les efforts de ces dernières décennies se sont principalement concentrés sur la prévention de l’accident vasculaire cérébral (AVC) dans les 90 jours suivant un accident ischémique transitoire (AIT) ou un AVC mineur.

En revanche, le risque de récidive à long terme demeure mal défini.

Certaines études observationnelles suggèrent une augmentation de ce risque au-delà de la première année, avec des estimations à 5 ans de 6,1 et 16,1 % dans 2 d’entre elles.

Toutefois, ces évaluations restent imprécises, alors même qu’une évaluation fiable du risque est essentielle pour affiner sa stratification, conseiller le patient, adapter les traitements de prévention secondaire -en particulier antithrombiques- et définit les modalités de suivi à long terme.

Quelle incidence d’AVC à long terme après AIT ?

Le groupe PERSIST (Prognosis After Transient Ischemic Attack or Minor Stroke) a conduit une revue systématique, couplée à une méta analyse, afin de déterminer les taux d’incidence annuelle et l’incidence cumulative à 10 ans d’un nouvel AVC après un AIT ou un AVC mineur.

Ont été incluses des études de cohorte prospectives ou rétrospectives, répertoriées dans Medline, Embase et Web of Science depuis leur création jusqu’au 26 juin 2024, qui ont rapporté tout événement d’AVC ultérieur chez des patients ayant présenté un AIT ou un AVC mineur, avec une période de suivi d’au moins un an.

Pour lire la suite 🡺 Un AIT aujourd’hui, un AVC demain ?

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