ACCUEIL MÉDICAL CONGRÈS

Les troubles fonctionnels intestinaux motivent souvent les patients à recourir à une automédication ou à des approches non médicamenteuses.

Mieux connaître ces différentes modalités doit permettre de les orienter au mieux vers ceux qui ont un niveau de preuve suffisant.

09/04/2024 Par C.G. HÉPATO-GASTRO-ENTÉROLOGIE

probiotiques Une image contenant Police, logo, Graphique, texte

Description générée automatiquement

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) associé à la diarrhée se distingue de la diarrhée fonctionnelle essentiellement par la présence de douleurs abdominales récidivantes présentes au moins un jour par semaine depuis au moins 3 mois, en association aux autres critères de Rome IV.

« Aujourd’hui, il n’est plus question d’un diagnostic par élimination basé sur des examens complémentaires mais d’un diagnostic positif basé sur les symptômes », a insisté le Pr Benoît Coffin (Hôpital Louis-Mourier, Colombes), au cours d’une session plénière dédiée à la synthèse des dernières recommandations sur ce sujet.

La démarche diagnostique, telle que présentée dans ces recommandations de 2022 rédigées par la Société européenne de neurogastroentérologie et motricité (ESNM), demande à rechercher les signes d’alarme justifiant des examens complémentaires (perte de poids, selles nocturnes, rectorragies, ténesme, nombre élevé de selles, antécédents de cancer colorectal signes de dénutrition…).

Lorsque ces derniers sont absents, la démarche diagnostique est poursuivie : « Il ne faut pas hésiter à poser les questions adéquates pour rechercher une incontinence fécale car elle est souvent associée au SII avec diarrhée, constitue un facteur associé à la sévérité des symptômes, et parce qu’elle est rarement évoquée spontanément », a commenté le gastro-entérologue.

Parallèlement, quatre examens biologiques de première intention doivent être prescrits : la numération formule sanguine (NFS), la protéine C-réactive (CRP), les anticorps anti-transglutaminase et la calprotectine fécale.

La parasitologie n’est envisagée que pour les personnes ayant voyagé ou originaire d’un pays à risque infectieux.

Une coloscopie permet aussi d’exclure certaines atteintes associées à des diarrhées (maladie inflammatoire intestinale, colite microscopique, cancer colorectal).

Pour lire la suite 🡺 Troubles fonctionnels intestinaux : la place des probiotiques et des approches non médicamenteuses précisée | Egora

Ou m’écrire à 🡺 gacougnolle@gmail.com