Accueil Course au large Trophée Jules Verne

Le Sodebo Ultim 3 a franchi, samedi 20 décembre, l’équateur en un temps record.

Seulement 4 jours, 4 heures et 2 minutes après être parti de Ouessant, soit 15 heures de moins que le précédent record. Thomas Coville revient sur cet exploit.

Avec son équipage, Thomas Coville a franchi l’équateur en seulement 4 jours, 4 heures et 2 minutes.

Avec son équipage, Thomas Coville a franchi l’équateur en seulement 4 jours, 4 heures et 2 minutes. | ©JEREMIE LECAUDEY

Voiles et Voiliers. Modifié le 22/12/2025 à 20h43

Trophée Jules Verne. Thomas Coville : « À sept, on est bons quand on s’écoute et qu’on se regarde »

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« On a fait une super performance.

Avec une trajectoire quasiment rectiligne », se réjouit Thomas Coville, dans une note audio envoyée du bord.

Ce dimanche 21 décembre, le skipper de Sodebo Ultim 3 revient sur l’exploit qu’il a réalisé avec son équipage la veille : franchir l’équateur depuis Ouessant en seulement 4 jours, 4 heures et 2 minutes.

15 heures de moins que Spindrift 2 en 2019, qui détenait le précédent record.

« Ça fait 6 jours qu’on est parti de Ouessant pour une nouvelle tentative du trophée Jules verne », raconte Thomas Coville.

« On est parti dans des conditions assez viriles comme à chaque fois.

On a eu 5, 6 mètres de houle au large du Portugal, ce n’était pas simple.

Et il a fallu se battre contre une dorsale qui pouvait nous rattraper à tout moment au large de Madère puis des Canaries.

Finalement, on a très bien réussi ce passage. »

Pour le marin, la « fusion » entre les membres de l’équipage a fait la différence.

« On a réussi à bien se comprendre sur la manière dont où voulait fonctionner alors que ce n’est jamais simple.

À sept, on est bons quand on s’écoute et quand on se regarde. »

Quand tout le monde s’accorde, c’est assez merveilleux

Pour Thomas Coville, cette cohésion tourne autour de trois axes.

« Tout d’abord, il faut pouvoir tout se dire, même si ce n’est pas facile.

La deuxième chose, c’est qu’en cas d’incompréhension, il ne faut pas réagir avec trop d’émotions mais essayer de comprendre et d’apprendre avec les chiffres à bord.

Enfin, il faut être capable de prendre une décision.

C’est ce qu’on a bien réussi à faire à deux sur la Transat Café L’Or et là on a réussi à faire avec tout le monde.

Notre trace, elle montre que c’était fluide.

Et quand tout le monde s’accorde, c’est assez merveilleux », raconte-t-il.

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Pour autant, les marins, qui doivent rejoindre Ouessant après avoir parcouru 21 760 milles, ne sont qu’au début du parcours.

« On n’a même pas fait 10 %, souligne Thomas Coville.

Là on longe les côtes du Brésil, c’est le moment le plus pur de la traversée.

On a une mer plate, peu de vent.

Ça va vite mais sans que les chocs ne soient trop durs à supporter, contrairement au large du Portugal ou entre les Canaries et le Cap Vert où c’était plus agressif, avec beaucoup de mer. »

Les conditions devraient toutefois se corser au passage du Cap de Cabo Frio avant de partir en direction du Cap de Bonne-Espérance.

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