Accueil Course au large Trophée Jules Verne
Cinquième et dernière tentative pour l’équipage du SVR-Lazartigue.
Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 mars, une accroche de foil s’est brisée, alors que le multicoque traversait des conditions météo musclées.
François Gabart revient, en détail, sur le déroulé de l’avarie, tandis qu’il met le cap sur Concarneau.

Le trimaran SVR-Lazartigue rentre à Concarneau, après une cinquième tentative infructueuse. | GUILLAUME GATEFAIT
Voiles et Voiliers. Publié le 02/03/2025 à 19h41
Trophée Jules Verne. « C’est un gros coup dur » : SVR-Lazartigue met fin à sa dernière tentative
« On fait cap au Nord et on revient vers Concarneau », commence François Gabart, dans un message vocal envoyé ce dimanche soir.
L’équipage du SVR-Lazartigue jette l’éponge pour la cinquième fois, après une avarie survenue dans la nuit de samedi 1er au dimanche 2 mars, dans des conditions musclées.
« On savait qu’on allait avoir des conditions difficiles au cap Finisterre, avec du vent très fort.
On a essayé de trouver le moment le moins mauvais pour passer.
On a eu 40 nœuds de vent établi avec quelques rafales à presque 50 nœuds.
Et surtout, une mer très courte et très creuse, ce qui est traumatisant pour le bateau. »
Ça nous rappelle à quel point il est difficile ce record.
Alors que le trimaran avait « passé le plus gros », « dans une vague, probablement plus grosse qu’une autre, on a cassé notre accroche de foil ».
« On a essayé de le sécuriser, mais on ne pouvait pas le faire complètement, c’est-à-dire le remonter complètement en position haute, détaille François Gabart.
On a donc pris la décision de se rapprocher du Portugal et de se mettre à l’abri de la mer et du vent. »
Protégé par la côte, l’équipage constate des dommages en remontant l’appendice.
« C’est difficile, au moment où on parle, de savoir exactement la gravité. Mais c’est en tout cas trop grave pour un tour du monde, précise le marin. C’est un gros coup dur. »
LIRE AUSSI : VIDÉO. « À jamais les premiers » : les derniers milles du tour du monde victorieux de Gitana
« Ça nous rappelle à quel point il est difficile ce record.
À quel point, c’est difficile de faire un tour du monde sur ces grands multicoques. Ce qu’a fait Francis Joyon en 2016 est incroyable. Il a réussi à tout aligner, souligne François Gabart. Il faut qu’on continue à travailler, à tenter, pour être à la hauteur de ce Trophée Jules Verne. » L’équipage devra attendre l’hiver prochain, s’il souhaite de nouveau convoiter le record du tour du monde.
(Source : service presse)