Geneviève Perennou | 17 Avril 2025
Environ 40 % des soignants en Europe travaillent en horaires décalés.
Une étude prospective à long terme a évalué le lien entre travail de nuit/posté et troubles du sommeil diagnostiqués par un médecin, en utilisant les données de 25 639 soignants suédois provenant de registres.
Des études épidémiologiques montrent que le travail en horaires décalés ou de nuit, qui perturbe le rythme circadien naturel, est associé à des troubles du sommeil chez les soignants et à l’utilisation de somnifères.
Ces troubles du sommeil sont, selon d’autres travaux, associés à des troubles cognitifs et à un risque accru d’accidents.
Les plages de nuit et les retours rapides au travail, comme travailler le matin après avoir terminé tard la veille, semblent augmenter le risque.
Néanmoins, ces études sont limitées par l’imprécision des données sur l’exposition et les résultats, avec des informations autodéclarées sur les heures de travail et les troubles du sommeil.
Une étude de cohorte prospective, des données objectives
Pour s’affranchir de cette limite, cette étude de cohorte prospective portant sur 25 639 soignants suédois (infirmiers, aides-soignants, sage-femmes ; dont 22 513 femmes) identifiés à partir d’un registre informatisé, a utilisé les données sur les horaires de travail obtenues à partir d’un registre informatisé, tandis que les diagnostics de troubles du sommeil ont été recueillis à partir d’un registre de consultations médicales.
Les troubles du sommeil diagnostiqués par un médecin, en dehors des causes organiques (apnées du sommeil narcolepsie), étaient identifiés à partir des codes CIM-10.
Des modèles de risques proportionnels ajustés pour l’âge, le sexe, le pays de naissance et la profession ont été utilisés pour analyser les données.
Au cours du suivi mené (2013 – 2017), 326 personnes ayant des problèmes de sommeil ont été recensés au sein de la cohorte.
Pour lire la suite 🡺 Travail de nuit et sommeil font-ils bon ménage ?
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