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Les progrès sont indéniables ; chaque année de nouveaux cargos à voile sont mis à l’eau, et des navires classiques sont équipes de systèmes de propulsion vélique. Il n’empêche, la filière, si enthousiaste en période post-Covid, voit le soufflé retomber. Une conjoncture compliquée, où les dépenses de défense l’emportent sur celles de décarbonation est une partie de la réponse. Pour le reste, la frilosité des chargeurs se mêle à celles de financeurs y voyant surtout un investissement risqué.

Les quelques prototypes (Wisamo, ACC Wings et Beyond the Sea) présents lors du salon Wind for Goods, les 19 et 20 juin à Saint-Nazaire.

Les quelques prototypes (Wisamo, ACC Wings et Beyond the Sea) présents lors du salon Wind for Goods, les 19 et 20 juin à Saint-Nazaire. | JÉRÉMY JEHANIN

Fabien PASSARD. Publié le 03/07/2025 à 11h49

 Transport maritime à la voile : pourquoi ça patine ?

Revenir à la base, se servir de l’intarissable source d’énergie qu’est le vent du large pour transporter, à nouveau, nos marchandises. Ce discours, on ne cesse de l’entendre depuis plusieurs années. A minima depuis la première édition de Wind for Goods, en 2021. Ce salon bisannuel dédié au transport maritime à la voile avait lieu en ce mois de juin, toujours à Saint-Nazaire. Et dans la fraîcheur appréciable des épais murs de la base sous-marine, les discussions ressemblaient à celles de la dernière édition, en 2023. Cela avance, oui, mais trop, beaucoup trop lentement. La faute à qui ? Comment accélérer le déploiement de cette filière prometteuse d’un point de vue écologique et industrielle ? Voiles et Voiliers était présent pour faire le tour du sujet.

LIRE AUSSI : Dossier. Remettre des voiles sur les cargos : la solution pour un transport décarboné ?

« On subit le backlash actuel sur les questions écologiques. Là, on est dans un creux de vague, mais on va retrouver le moment 2019-2020 où tout le monde voulait des cargos à voile », prédit Nils Joyeux, cofondateur et président de Zéphyr & Borée, lors de la conférence finale du salon. Le transporteur de la fusée Ariane sur l’atypique navire Canopée (co-affrété par l’entreprise Jifmar) peut désormais se targuer d’une propulsion secondaire permise par le vent, via les quatre ailes Oceanwings équipant le navire depuis deux ans pour ses transatlantiques. Le roulier est l’un des 100 navires (sur 100 000) équipés de propulsion vélique dans le monde….

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