Accueil Course au large

La troisième édition de la Transat Globe 580 a tenu toutes ses promesses : des conditions extrêmes, des moments de pure adrénaline et des histoires de marins hors du commun.

Une aventure en solitaire à bord de petites coques de 5,8 mètres qui marque le début de la McIntyre Mini Globe Race.

Arrivée d’Adam Waugh (#170 little Wren) qui a souffert jusqu’à la fin avec ses deux côtes fracturées.

Arrivée d’Adam Waugh (#170 little Wren) qui a souffert jusqu’à la fin avec ses deux côtes fracturées. | DON MCINTYRE / CG580T/ MGR2025

Source : service presse – Publié le 15/02/2025 à 18h00

Lire l’édition numérique

Transat Globe 580. L’odyssée des mini-voiliers sur l’Atlantique

La Transat Globe 580 2025 a été un véritable test d’endurance pour les marins solitaires qui ont affronté l’Atlantique à bord de petites unités de 5,8 mètres.

Ce défi hors du commun, qui s’est achevé avec des performances remarquables et des anecdotes de haute mer, a prouvé que la taille d’un bateau n’est pas un frein à l’aventure.

Au contraire, l’édition 2025 a non seulement marqué un parcours record, mais a également servi de prélude à une nouvelle course tout aussi folle : la McIntyre Mini Globe Race, qui débutera le 23 février prochain.

Des départs fulgurants et une compétition féroce

Le 11 janvier 2025, la flotte de la Transat Globe 580 a pris le départ depuis la Marina Rubicon à Lanzarote, prête à en découdre avec l’Atlantique.

Dès les premières heures de course, la bataille pour la tête du classement a été sans merci.

Keri Harris, à bord d’ORIGAMI, s’est lancé dans la course avec une vitesse effrénée, naviguant avec aisance entre les vents des îles Canaries.

Mais Renaud Stitelmann, sur CAPUCINETTE, n’a pas tardé à lui donner la réplique, maintenant une pression constante et s’imposant comme l’un des prétendants les plus sérieux à la victoire.

Tandis que LITTLE BEA de Dan Turk surfait sur des vagues impressionnantes à des vitesses allant jusqu’à 8 nœuds, d’autres marins, comme BIGGEST MONKEY de Niels Kamphuis, ont joué la carte de la régularité pour se rapprocher des leaders.

LIRE AUSSI : « Je décide de partir en catimini » : Yann Quenet en tour du monde sur son mini-voilier de 4 mètres

Les premiers jours ont mis à l’épreuve l’endurance des skippers, qui ont dû jongler entre des manœuvres difficiles, des variations de vent et des zones de calme plat.

Mais le véritable test est venu avec l’apparition de grains violents et de vagues imposantes qui ont frappé la flotte de plein fouet.

Ces conditions extrêmes ont ajouté une dimension imprévisible à la course, où chaque minute en mer devenait un défi à surmonter.

« Popeye », à bord de Delja99, a été accueilli par un des Mega Yachts d’Antigua. | ROB HAVILL / MGR2025

Une traversée haute en émotions

La traversée de l’Atlantique a été loin d’être un long fleuve tranquille pour les skippers.

Entre les alizés puissants, les grains à 50 nœuds et les vagues qui ont atteint 5 mètres de hauteur, chaque jour apportait son lot de péripéties.

Renaud Stitelmann, qui a remporté la course en 22 jours, 5 heures et 26 minutes, n’a pas seulement dû gérer la compétition, mais aussi des imprévus techniques.

Un accident à mi-parcours, avec une barre de flèche cassée en pleine mer, a failli compromettre ses chances de victoire.

Keri Harris, à bord d’ORIGAMI, a également vécu une aventure palpitante, ponctuée d’un incident des plus surprenants.

Un poisson volant a fait une attaque imprévue, se jetant à travers l’écoutille et s’écrasant sur sa poitrine alors qu’il dormait.

Une mésaventure qui témoigne de l’imprévisibilité de la mer et des surprises qu’elle réserve aux marins.

Mais malgré ces obstacles, Keri a continué à lutter pour la deuxième place, terminant à seulement quatre heures du vainqueur.

Pendant ce temps, LITTLE WREN d’Adam Waugh a fait face à des défis encore plus personnels.

Après avoir subi une fracture de deux côtes, il a refusé de se laisser abattre et a poursuivi la course, malgré la douleur.

LIRE AUSSI : Mini Globe Race. Des voiliers de 5,80 mètres en course autour du monde !

Des histoires de cuisine et d’aventure

Mais la Transat Globe 580, c’est aussi une aventure humaine, pleine d’humour et de camaraderie.

Chaque skipper a sa propre manière de gérer le quotidien en mer.

Renaud Stitelmann, par exemple, a brillamment combiné navigation et gastronomie, envoyant régulièrement des photos de ses créations culinaires, de ses gâteaux faits maison à ses pâtes dignes d’un chef étoilé.

D’autres marins, comme Mike Blenkinsop, alias Popeye, ont gardé leur esprit d’aventure intact, même dans les moments les plus extrêmes.

Lorsqu’il a été projeté hors de son lit et sur le pont après une violente secousse, il a survécu à un moment de panique avant de reprendre le contrôle, toujours avec humour.

La marina de la National Sailing Academy dans le port de Falmouth, à Antigua, accueille la flotte des ALMA Globe 580 qui participent à la McIntyre MGR et à la Transat. | ROB HAVILL / G580T/ MGR2025

Le podium et l’esprit de camaraderie

À l’arrivée à Antigua, la chaleur de l’accueil a été à la hauteur des défis surmontés.

Renaud Stitelmann, qui a remporté la Transat Globe 580 avec un temps impressionnant, a été rejoint sur le podium par Keri Harris et Niels Kamphuis, respectivement deuxième et troisième.

Mais au-delà des résultats, c’est l’esprit de camaraderie qui a marqué cette édition.

Chaque marin, malgré la compétition féroce, a partagé ses histoires, ses défis et ses réussites.

Pour, Jakub Ziemkiewicz sur BIBI, le dernier arrivé, cette course n’a été qu’un début.

Après avoir construit son propre bateau et traversé l’Atlantique en solitaire, il se prépare déjà pour la McIntyre Mini Globe Race, une nouvelle aventure qui promet encore plus de défis.

LIRE AUSSI : ENTRETIEN. Don McIntyre : « Je rêvais d’un tour du monde low cost sur des voiliers miniatures »

Vers la McIntyre Mini Globe Race

Après presque un mois d’aventure, les skippers se préparent désormais pour la McIntyre Mini Globe Race (MGR), qui s’élancera le 23 février 2025.

Cette course autour du monde en solitaire, encore plus longue et plus exigeante que la Transat Globe 580, marque le début d’un nouveau chapitre pour ces marins exceptionnels.

Tout cela est synonyme de rêves, d’aventure et d’inspiration, mais c’est avant tout une bonne dose de plaisir et une façon de vivre sa vie à fond !”, raconte Don McIntyre, le créateur de la Transat Globe 580 et de la MGR.

Les skippers, fatigués mais déterminés, se remettent en selle, réparent leurs voiliers et se préparent mentalement pour cette nouvelle épreuve.

Une fois encore, la passion pour l’aventure et l’esprit de camaraderie seront leurs meilleurs alliés.

La Transat Globe 580 2025 restera un moment fort dans l’histoire de la navigation, prouvant que les petites unités peuvent défier l’Atlantique et que l’esprit d’aventure ne connaît pas de limites.

Les prochains mois s’annoncent tout aussi excitants, avec la McIntyre Mini Globe Race qui s’apprête à écrire un nouveau chapitre dans le grand livre des courses océaniques.

Don McIntyre, en guise de conclusion, rappelle : “Nous y voilà donc après six ans de planification et de préparation. C’est aussi excitant de regarder en arrière que de regarder vers l’avenir.

L’aventure ne fait que commencer.

Course au large Transatlantique Don McIntyre