Dr Pierre Margent | 14 Février 2024
La prévalence de la DMLA va continuer à augmenter dans les prochaines décennies.
Une revue de la littérature fait un point sur les mécanismes physiopathologiques, les éléments diagnostiques et les options thérapeutiques actuelles et à venir.
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une atteinte progressive de la macula, portion centrale de la rétine responsable de la vision précise.
Elle est asymptomatique aux stades précoce et intermédiaire pour, plus tardivement, être la cause de troubles graves de la vision, perturbant la lecture et la reconnaissance faciale.
Son incidence est croissante après l’âge de 55 ans, avec, en 2020, 196 millions de personnes atteintes à travers le monde, chiffre qui devrait culminer en 2040 à 288 millions de cas.
Toutes formes confondues, sa prévalence se situe à environ 8,7 % (CI : 4,26-17,4 %) entre l’âge de 45 et celui de 85 ans.
Elle concernerait 12 % des européens mais seulement 7 % des asiatiques.
Une revue générale de la littérature anglophone publiée entre janvier 2018 et janvier 2023, a été menée afin de mieux préciser la physiopathologie de la DMLA, ses facteurs de risque, sa présentation clinique, les éléments diagnostiques et à son traitement.
Physiopathologie : de multiples facteurs
Sur le plan physiopathologique, la DMLA est cause de la dégénérescence d’importantes strates neurales, structurelles et vasculaires rétiniennes, menant à la mort cellulaire.
Peuvent ainsi être touchés les photorécepteurs, l’épithélium pigmentaire, la membrane de Bruch et les chorio-capilaires.
L’affection est multifocale, liée à l’âge, avec une susceptibilité génétique mais également associée à des facteurs environnementaux tels que le tabagisme.
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