
Geoffrey Dirat – 06/01/2026
Arboviroses à forte morbidité, premiers cas humains d’encéphalite équine de l’Est, hausse des infections transmises par les tiques…
Le portrait dressé par l’INSPQ met en évidence un tableau en évolution.
Une piqûre, souvent banale. Un été, parfois ordinaire.
Et, en toile de fond, un réseau de surveillance qui capte ce que les professionnels de première ligne ne perçoivent pas toujours dans le feu de l’action.
En 2024, les données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) révèlent un Québec traversé par deux dynamiques parallèles: l’ancrage durable de la maladie de Lyme et la montée de tableaux neurologiques graves liés aux arboviroses transmises par les moustiques.
Sans céder à l’alarmisme, le portrait dressé montre un fardeau qui ne se contente plus d’augmenter: il se transforme.
Arboviroses: rares, mais d’une gravité marquée
En 2024, 81 cas humains d’infection par le virus du Nil occidental (VNO) ont été rapportés au Québec, dont 77 acquis localement.
Sept patients sur dix ont présenté un syndrome neurologique et trois décès ont été attribués à l’épisode.
L’INSPQ parle d’une « recrudescence de cas humains acquis au Québec avec une augmentation de 4,5 fois par rapport à 2023 (17 cas) ».
La Montérégie concentre 38% des cas acquis au Québec, devant Montréal (16%), les Laurentides (13%) et Laval (12%).
Les autres arboviroses demeurent peu fréquentes, mais leur charge clinique est lourde.
Cinq cas d’infection au virus du sérogroupe Californie ont été déclarés en 2024.
Tous ont été acquis au Québec, tous ont présenté un syndrome neurologique et deux ont nécessité une admission en soins intensifs.
Pour lire la suite 🡺 Tiques et moustiques: ce que révèle la surveillance de l’INSPQ en 2024 | Profession Santé
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