Dr Ophélie Henry | 25 Septembre 2025
Une méta-analyse sur près de 400 000 participants montre qu’environ 3 % des patients TDAH développent des troubles psychotiques sous stimulants.
Une surveillance s’impose.
Dans le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), le traitement médicamenteux constitue un pilier de la prise en charge thérapeutique.
Les psychostimulants représentent le traitement de première intention dans la plupart des recommandations cliniques.
Bien que ces médicaments démontrent une efficacité reconnue, ils peuvent induire divers effets indésirables, notamment des manifestations psychotiques ou maniaques.
Les symptômes psychotiques, davantage observés chez l’adulte, surviennent généralement précocement après l’initiation du traitement et sont habituellement réversibles à l’arrêt du traitement.
Néanmoins, dans certains cas, ces symptômes peuvent persister et évoluer vers des troubles psychotiques chroniques nécessitant une prise en charge psychiatrique spécialisée.
L’évaluation précise de ce risque demeure insuffisamment documentée dans la littérature actuelle, soulignant la nécessité d’études complémentaires pour mieux caractériser cette problématique.
Une revue de la littérature avec méta-analyse : 16 études, près de 400 000 participants
Une équipe de chercheurs anglais a effectué une revue de la littérature avec méta-analyse afin de quantifier l’incidence de la psychose ou du trouble bipolaire après une exposition aux stimulants chez les personnes ayant un TDAH, et d’identifier les possibles facteurs modérateurs.
Les bases de données PubMed, Web of Science, Ovid/PsycINFO, et Cochrane Register of Reviews ont été consultées, depuis leur création jusqu’au 1er octobre 2024, sans restriction de langue.
Pour lire la suite 🡺 TDAH : le revers des stimulants
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