DERMATOLOGIE  –  Par Brigitte Blond le 16-01-2023

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Objets de fantasmes, les tatouages véhiculent nombre d’idées fausses. 

Ce sujet a été abordé lors des récentes Journées dermatologiques de Paris (JDP), qui se sont déroulées du 29 novembre au 3 décembre au Palais des congrès.

La pratique des tatouages, très ancienne, rencontre des adeptes toujours très nombreux (près de 30% des adultes aux Etats-Unis ont au moins un tatouage).

Au-delà des regrets personnels et éternels que peut susciter un tatouage, les complications dermatologiques, infectieuses ou “allergiques“, sont les plus fréquentes.

Leur profil a toutefois évolué à la faveur de la législation qui a imposé aux tatoueurs des règles de bonne pratique. Reste que le métier n’est pas reconnu et la manufacture des encres peu encadrée…

Profil de tatoué ?

Chacun a ses raisons de se tatouer… S’il n’y a pas de phénotype de la personne volontaire pour un tatouage, celles-ci se décrivent comme ayant tendance à prendre plus de risques dans la vie, et le tatouage est alors considéré comme un acte de prise de risque.

Cela dit, le risque infectieux au moins, consécutif à la brèche cutanée, a beaucoup diminué depuis que la formation des tatoueurs à l’hygiène, aux règles d’asepsie est obligatoire : matériel à usage unique, autoclave de stérilisation des instruments, produits de désinfection de la peau.

Destinée aux tatoueurs professionnels (qui ont donc déclaré leur activité en préfecture), cette formation est dispensée dans des centres agréés par les Agences régionales de santé.

Le tatoué est ensuite invité à nettoyer le tatouage chaque jour, matin et soir à l’eau et au savon, puis à appliquer une pommade grasse pour éliminer les croûtes et dans les suites, une protection solaire.

Les infections par les virus de l’hépatite B et C liées au tatouage ont ainsi disparu.

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