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Katrine Desautels, La Presse Canadienne – 24/07/2025

Deux profils se dégagent parmi les jeunes qui ont des pensées suicidaires, révèle une récente étude de l’Université McGill publiée dans la revue médicale Jama Psychiatry.

On y apprend aussi que certains signes avant-coureurs de suicide chez les jeunes échappent souvent aux parents ou aux enseignants.

Les chercheurs ont voulu comprendre comment les idéations suicidaires se développent entre le début de l’adolescence et l’âge adulte et quels sont les signaux au niveau de la santé mentale qui précèdent le développement des pensées suicidaires.

Pour ce faire, ils ont analysé les données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), qui a suivi des Québécois pendant 25 ans, de l’enfance à l’âge adulte.

Il s’agit de l’une des rares études (seulement une autre de cette envergure dans le monde) où l’on a suivi un grand groupe de jeunes et recensé régulièrement leurs pensées suicidaires.

La plupart des 1600 jeunes participants à l’étude n’ont jamais eu ou ont rarement eu des idées suicidaires.

Les chercheurs ont tout de même décelé deux profils distincts parmi ceux qui en ont rapporté.

Les résultats de l’étude indiquent que 7% ont commencé à avoir des idées noires au début de l’adolescence, entre 12 et 13 ans, et 5% ont commencé à en avoir à l’âge adulte, plus précisément entre 20 et 25 ans.

« On a observé que chez le groupe qui avait des idéations suicidaires un peu plus chroniques, ces jeunes-là, dès l’enfance, ils avaient plus de détresse au niveau de leur santé mentale à travers tous les indicateurs qu’on peut regarder », indique l’auteure principale de l’étude, Marie-Claude Geoffroy, qui est aussi professeure agrégée au Département de psychiatrie de l’Université McGill.

Elle cite entre autres la dépression et l’anxiété comme symptômes internes qui ressortaient, mais il y avait aussi des préoccupations au niveau de l’alimentation, de l’irritabilité et des comportements agressifs.

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