Actualités – publiée le 3/03/2025 par Équipe de rédaction Santélog
Nature Neuroscience

Ces scientifiques de l’Université Laval mettent en lumière une protéine clé dans la résilience au stress.
Cette découverte, présentée dans la revue Nature Neuroscience, contribue à expliquer pourquoi, face au stress chronique, certains vont développer des symptômes anxieux et dépressifs alors que d’autres vont faire preuve de résilience.
La protéine, le récepteur cannabinoïde de type 1 (CB1) agit comme un récepteur cannabinoïde et est présente dans la structure qui contrôle les échanges entre la circulation sanguine et le cerveau.
L’un des auteurs principaux, Caroline Ménard, professeur à l’Université Laval et chercheur au Centre de recherche sur le cerveau CERVO, ajoute : « Cette protéine CB1 fait partie de la barrière hémato-encéphalique, la structure dynamique qui protège le cerveau en régulant le passage des molécules entre la circulation sanguine et le cerveau.
Dans un contexte de stress social chronique, l’intégrité de cette barrière est altérée, des molécules inflammatoires pénètrent dans le cerveau et des symptômes anxieux et dépressifs apparaissent.
Les récepteurs CB1 sont abondants dans les neurones, mais on les retrouve aussi dans les astrocytes, des cellules en forme d’étoile qui permettent la communication entre les vaisseaux sanguins du cerveau et les neurones.
« Les astrocytes sont un élément essentiel de la barrière ».
La recherche révèle, en particulier, que : des souris résilientes au stress présentent plus de récepteurs CB1 dans la barrière.
C’est ce qui a incité les chercheurs à regarder plus avant le rôle de la protéine dans la résilience.
L’étude a d’abord consisté à induire une augmentation des niveaux de récepteurs CB1 dans les astrocytes de souris via un vecteur viral qui contenait le matériel génétique codant pour le récepteur CB1 ainsi qu’un mécanisme qui limitait son expression aux seuls astrocytes.
Une fois injecté, ce virus a multiplié par 2 les niveaux de récepteurs CB1 dans les astrocytes des souris, sans les augmenter dans les neurones.
Ces souris ont ensuite été soumises à un stress social chronique. L’expérience montre que :
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