Dr Joël Pitre | 23 Juillet 2025
Une vaste étude randomisée démontre que l’activité physique structurée après traitement d’un cancer colorectal améliore significativement la survie sans maladie et la survie globale des patients.
Le cancer colorectal représente le troisième cancer le plus fréquent et la deuxième cause de mortalité par cancer dans le monde.
Malgré les traitements standards (chirurgie suivie de chimiothérapie adjuvante), 20 à 40 % des patients atteints de cancer colorectal au stade III présenteront une récidive.
Ces thérapeutiques s’accompagnent d’effets indésirables non négligeables qui impactent fréquemment la qualité de vie et les capacités physiques des patients.
Des études précliniques, des études de cohortes ainsi que plusieurs méta-analyses (1,2) ont suggéré que l’activité physique (AP) pourrait améliorer le pronostic, tant en termes de risque de récidive que de survie globale et de survie sans maladie.
Cependant, les données disponibles manquaient jusqu’à présent de robustesse, les travaux publiés jusqu’à présent présentant des effectifs faibles et un suivi limité dans le temps.
Cette lacune vient d’être comblée par une étude récemment publiée dans le New England Journal of Medicine qui apporte enfin des preuves de haut niveau (3).
Une vaste étude de phase 3 randomisée
Des chercheurs canadiens et australiens ont mené un essai de phase 3 randomisé, en intention de traiter, évaluant l’impact d’un programme structuré d’AP sur la survie sans maladie (SSM) chez des patients atteints d’un cancer du côlon réséqué, après la chimiothérapie adjuvante.
Les patients éligibles avaient une tumeur du colon de stade III (avec métastase ganglionnaire) ou II à haut-risque (le haut-risque étant défini dans cette étude par une tumeur franchissant la séreuse, peu différenciée et avec moins de 12 ganglions réséqués).
Tous les participants avaient terminé la chimiothérapie adjuvante depuis plus de 2 mois et moins de 6 mois, avaient un indice de performance (ECOG-PS) de 0 ou 1, ne pratiquaient pas plus de 150 minutes par semaine d’AP modérée à vigoureuse et étaient capables de marcher deux fois 6 minutes d’affilée.
Pour lire la suite 🡺 Sport et cancer : enfin des preuves solides
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