Geoffrey Dirat – 11/06/2026

À Québec, le projet FASTRAX teste un corridor rapide pour repérer plus tôt les patients chez qui un mal de dos chronique cache peut-être une spondylarthrite axiale.

L’enjeu: accélérer les bons diagnostics sans ajouter inutilement des lombalgies mécaniques aux listes d’attente en rhumatologie.

Tous les maux de dos ne relèvent pas de la rhumatologie.

Mais certains ne devraient pas attendre des années avant d’être pris en charge par un rhumatologue.

C’est tout le défi de la spondylarthrite axiale (axSpA), une arthrite inflammatoire chronique qui touche surtout les articulations sacro-iliaques et le rachis, et se manifeste souvent par des lombalgies persistantes.

Une douleur qui s’installe progressivement, réveille le patient en deuxième partie de nuit, s’accompagne d’une raideur matinale prolongée, mais s’améliore avec le mouvement doit faire lever un drapeau. Encore faut-il y penser.

« Cette maladie n’est pas facile à diagnostiquer, parce qu’il n’y a pas de test spécifique, pas d’examen de laboratoire ni d’imagerie qui permettent, à eux seuls, de poser le diagnostic », souligne la Dre Évelyne Gendron, rhumatologue au CHU de Québec-Université Laval et qui pratique aussi au Centre de l’ostéoporose et de rhumatologie de Québec (CORQ).

Il faut, poursuit-elle, « mettre les éléments ensemble » et éliminer les diagnostics alternatifs (voir encadré ci-dessous).

C’est précisément ce triage que le projet FASTRAX tente d’accélérer.

Ce programme de recherche coordonné à Québec par la Dre Gendron propose un corridor rapide pour des patients chez qui une spondylarthrite axiale est soupçonnée, avant qu’ils ne se perdent trop longtemps dans la masse des lombalgies chroniques. Ce programme ne sort pas de nulle part.

La Dre Gendron l’a découvert pendant sa formation à Toronto, où elle a complété un fellowship en rhumatologie adulte, centré sur la spondylarthrite axiale, ainsi qu’une maîtrise en épidémiologie.

« J’ai été formée par l’équipe qui a développé ce modèle interprofessionnel », explique-t-elle.

Le principe est simple: faire évaluer plus tôt les patients suspects par une équipe qui connaît déjà les pièges de la maladie.

Pour lire la suite 🡺 Spondylarthrite axiale: sortir du brouillard des lombalgies | Profession Santé

Ou m’écrire à 🡺 gacougnolle@gmail.com

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