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Une vague de colère a déferlé après l’annonce du changement de support de La Solitaire du Figaro.

Une vague de colère a déferlé après l’annonce du changement de support de La Solitaire du Figaro. | STÉPHANE GEUFROI / OUEST-FRANCE

Ouest-France  – Valentin Pineau

Publié le 18/07/2026 à 06h30

Solitaire du Figaro. « La filière de formation n’est pas morte mais bien ébranlée » : le monde de la voile est en colère

Le milieu de la course au large est vent debout contre la décision du Figaro et d’OC Sport Pen Duick de changer le support de l’épreuve en 2028 (des Figaro Bénéteau III aux Ocean Fifty).

Et quasiment unanime… Une vague de colère.

Voilà ce qu’a provoqué la décision du Groupe Figaro et d’OC Sport Pen Duick de changer le support de La Solitaire du Figaro, à partir de 2028.

Si la classe Ocean Fifty, choisie pour remplacer les Figaro Bénéteau III, a évidemment déclaré qu’elle ferait « tout pour être à la hauteur de l’héritage » , tous les skippers interrogés ont dénoncé ce choix, avec des mots très forts.

« J’ai l’impression d’être dans un cauchemar.

Je ne pensais pas qu’ils iraient jusque-là, cela me paraît tellement fou de piétiner 50 ans d’histoire », a lancé Yann Eliès.

Co-recordmans de victoire sur La Solitaire (3), comme lui, Armel Le Cléac’h et Nicolas Lunven ont respectivement dénoncé « une vraie erreur » et « l’aboutissement d’un sabotage de plusieurs années ».

« On piétine sans vergogne, sur l’autel de la rentabilité »

Visiblement, l’argument selon lequel il n’existait plus de modèle économique dans le format actuel n’a pas convaincu.

« On piétine sans vergogne, sur l’autel de la rentabilité. C’est le capitalisme à l’état pur », juge Yann Eliès.

« Il y avait 36 bateaux au départ en 2026, dans le contexte économique difficile que l’on connaît.

Cet argument, j’ai presque l’impression que c’est le pire », ajoute Nicolas Lunven.

Une mise à mal de l’écosystème est pointée du doigt : « La filière de formation n’est pas morte mais bien ébranlée, poursuit Yann Eliès. 

Toute la course au large française est construite autour de différents piliers.

Là, quelqu’un dit : “je n’en ai rien à faire” et déchire tout ça. »

Lire aussi. « De plus en plus de signes de fragilité » : pourquoi La Solitaire du Figaro changera-t-elle de type de bateaux en 2028 ?

Parmi les légendes de l’épreuve, seul Michel Desjoyeaux, tout en regrettant le choix opéré, a joué l’apaisement : « Ce n’est pas la peine d’aller se fâcher.

Les relations étaient tendues entre la classe Figaro et l’organisateur de La Solitaire.

Il ne faut pas s’offusquer qu’il veuille aller voir si l’herbe n’est pas plus verte dans le jardin d’à côté. »

Du côté des institutions, la Fédération française de voile et le pôle Finistère course au large ont apporté leur soutien à la classe Figaro Bénéteau.

Cette dernière a déjà annoncé qu’elle comptait bien monter une nouvelle course phare pour 2028.

En reprenant tous les principes de l’actuelle Solitaire mais en changeant le nom de l’épreuve et l’organisateur…

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