LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DE L’ACTUALITÉ MÉDICALE ET DE LA SANTÉ
ARTICLE DU JOUR

Par le Dr Sophie Florence – (Paris) [Déclaration de liens d’intérêts]
Date de publication : 1er juillet 2025
Santé sexuelle des jeunes à l’ère du numérique
Renouveler les modalités d’intervention publique en articulant les usages du numérique aux enjeux de santé sexuelle des publics jeunes et reconnaître ces publics comme acteurs de leur santé sexuelle, sont une priorité afin que le numérique devienne un levier d’autonomie, de prévention et d’égalité.
Le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS), vient de publier un Avis suivi de recommandations sur la santé sexuelle des adolescentes, des adolescents et des jeunes adultes à l’ère du numérique.
On constate une augmentation des taux d’incidence des infections sexuellement transmissibles (IST) chez les jeunes de moins de 25 ans dans un contexte d’accroissement du taux de dépistage ainsi qu’un essor des usages numériques qui modifient profondément les modes d’accès à l’information, les interactions entre pairs et l’exposition à des contenus à caractère sexuel.
Dans ce contexte, le CNS a été saisi par la DGS pour mieux encadrer et accompagner les usages.
Le CNS dégage quatre priorités et quatorze recommandations pour améliorer la santé sexuelle des jeunes à l’ère du numérique.
Il propose d’améliorer la connaissance des usages numériques et de la diversité des publics jeunes via des enquêtes et de mettre en place un baromètre national de la santé des populations jeunes.
Il préconise de diversifier l’offre de dépistage gratuite, anonyme et accessible, notamment via les dispositifs « Mon test IST » et l’auto-prélèvement à domicile et de garantir aux personnes mineures de 15 ans et plus un accès autonome et confidentiel à leur espace numérique de santé.
Il suggère, en y associant les personnes concernées, de développer un répertoire national afin de mieux référencer les ressources fiables, et de former les créatrices et créateurs de contenus à la santé sexuelle, avec un dispositif de certification.
Enfin, il recommande de renforcer l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) et en particulier la formation des professionnelles et professionnels intervenant auprès des populations jeunes, avec la désignation d’une personne référente pour l’EVARS dans les établissements scolaires, tout en étendant ce dispositif aux jeunes non scolarisés.
Référence : CNS – Avis suivi de recommandations sur la santé sexuelle des adolescentes, des adolescents et des jeunes adultes à l’ère du numérique – Mai 2025