Parés de nouveaux foils, les F50 du circuit SailGP sont capables de dépasser les 100 km/h, offrant un spectacle inédit sur, et au-dessus de l’eau, pour le plus grand bonheur du public.
Les 12 équipes nationales se retrouvent à Saint-Tropez les 12 et 13 septembre pour le neuvième des douze Grands Prix de la saison 2025 du Rolex SailGP Championship.
Un évènement clé, à ne pas manquer !

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. | D.R. Contenu sponsorisé. Voiles et Voiliers Communication pour SAILGP.
Publié le 07/07/2025 à 08h00
SailGP. Toujours plus vite, toujours plus show
Le spectacle avant tout. À l’origine du championnat SailGP, le milliardaire américain Larry Ellison, fondateur d’Oracle, et le skipper néo-zélandais Russell Coutts, ont imaginé un championnat de voile financièrement autonome – c’est rare dans le monde de la voile -, inspiré de la Formule 1.
À une différence près : toutes les équipes naviguent sur le même modèle de bateau, un F50 ultra-performant, monté sur foils.
Pour le reste, tout va aussi très vite. Durant les week-ends de Grand Prix, les équipes enchaînent plusieurs épreuves d’une quinzaine de minutes, se doublant à pleine vitesse, au plus près des côtes et du public.
Et comme en F1, la mise en scène est soignée pour capter l’attention des téléspectateurs.
Des caméras embarquées permettent de ressentir les sensations à bord, et des explications de la course sont affichées en temps réel sur les écrans.
« Le public, de plus en plus nombreux depuis la première saison en 2019, n’est pas constitué uniquement de fans de voile.
En revanche, tous sont fascinés par la vitesse et les manœuvres spectaculaires des équipages », analyse Julien di Biase, directeur des opérations du circuit.

. | ANDREW BAKER FOR SAILGP
Performance et esprit d’équipe
Il faut dire qu’à près de 100km/h, empanner, virer de bord, couper la trajectoire d’un adversaire…
Tout se joue à la fraction de seconde et devient ultra-technique.
« Les décisions prises à bord doivent être de l’ordre du réflexe », indique Philippe Mourniac, entraîneur de l’équipe de France.
Pour cela, les pilotes – comme on nomme les barreurs sur le circuit SailGP – ont accès à un simulateur pour s’entraîner entre les compétitions.
« C’est l’occasion d’analyser et de s’inspirer des techniques des meilleures équipes », glisse Julien di Biase.
Autre point commun avec la F1, durant les régates, les six membres d’équipage sont guidés par leur coach et tout un pool d’experts, qui décryptent les données transmises en temps réel par l’ensemble des F50.
C’est aussi ce qui fait l’attrait du circuit. Les réglages de chacun étant connus, les équipes peaufinent des tactiques de plus en plus abouties.
L’esprit d’équipe est un autre facteur clé important pour gagner.
« Comme dans un orchestre, chacun doit être accordé, connaître parfaitement sa partition et celle des autres pour tendre vers un même but : la performance du bateau », décrypte Philippe Mourniac.
Au vu de ses résultats, l’équipe de France semble plutôt au diapason.
Peut-être est-elle portée par l’esprit de compétition de Kylian Mbappé qui a récemment investi dans l’équipe de France SailGP ?
En tous les cas, cette année, sur tous les Sail Grand Prix, l’équipe est montée plusieurs fois sur le podium avec un objectif très clair : « Être dans le Top 3 en novembre prochain pour aller jouer la grande finale à Abu Dhabi », se projette Philippe Mourniac.
Avant cela, les Français, aujourd’hui 6e du classement, devront encore gagner des points lors des prochaines compétitions qui se dérouleront à Portsmouth, Sassnitz, Saint‑Tropez ou encore à Genève, sur le lac Léman.
Des lieux emblématiques qui participent aussi au succès de ce championnat unique.

. | BOB MARTIN FOR SAILGP
Calendrier et déroulement des épreuves : tout comprendre au circuit
Cette année, 12 équipes (Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Grande‑Bretagne, Italie, Nouvelle‑Zélande, Suisse) s’affrontent durant 12 Grands Prix avant la grande finale qui aura lieu à Abu Dhabi les 29 et 30 novembre.
Ces épreuves se déroulent sur deux jours : trois à quatre courses en flotte le premier jour, suivies de nouvelles manches le deuxième jour, avant la grande finale du week-end opposant les trois meilleures équipes.
La victoire rapporte 10 points, les autres équipes en gagnent de 9 à 0 selon le classement.
En fin de saison, les trois premières équipes s’affrontent pour espérer remporter le trophée le plus disputé de la discipline et un incroyable prix de 2 millions de dollars.
Ces courses sont retransmises à la télévision, toutes les dates des Grands Prix sont annoncées à l’avance.
En France, il est possible de les visionner en direct sur la plateforme Canal +.

. | BENJAMIN ROSEWALL FOR SAILGP
ILS VOLENT À 100 KM/H…
Issus des AC50 utilisés lors de la Coupe de l’America 2017, les F50 sont des monstres de technologies, catamarans de 2,4 tonnes.
Chaque F50 est équipé de 125 capteurs qui traitent plus de 35 000 points de données par seconde et par bateau (vitesse, angle, portance, forces, etc.).
Ces informations sont transmises en temps réel aux équipes et au public.
Les réglages sont assurés par des systèmes hydrauliques alimentés par des moteurs électriques, des batteries et… la force des bras des grinders.
Les F50 disposent de trois tailles d’ailes rigides de 18, 24 et 29 m pour naviguer par toutes forces de vents.
La principale particularité des F50, ce sont leurs foils leur permettant de voler.
Cette année, les multicoques ont été équipés de nouveaux « high speed T-Foils » en titane et en carbone leur permettant de « décoller » dès 6 nœuds, contre 8 auparavant, et d’atteindre des vitesses toujours plus folles, autour des 54 nœuds (100 km/h).
Tout pour le show !
SailGP Voiles et Voiliers Communication F50 foiler
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