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Quand ça ne veut pas… À égalité de points avec les Canadiens au terme de la 5e et dernière course en flotte du Sail Grand Prix de Dubaï, Quentin Delapierre et son équipage ont raté de peu l’accès à la course finale.

Une finale remportée par le F50 Néo-Zélandais. Avec des conditions légères, les tricolores auront tout de même montré de belles dispositions et entretiennent l’espoir d’un retour au meilleur niveau.

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Régate en flotte et dans des conditions légères, lors de la deuxième journée du Sail GP Dubaï. | KIERAN CLEEVES FOR SAILGP

Voiles et Voiliers. Publié le 10/12/2023 à 19h44

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Sail GP. Les Français à nouveau aux portes de la finale à Dubaï (ouest-france.fr)

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Cette deuxième journée du Sail Grand Prix de Dubaï a débuté par une nouveauté.

Alors que les équipes internationales du circuit se voient d’ordinaire imposer la configuration de leurs F50, elles se sont vues hier soir, pour la première fois, offrir la possibilité de choisir l’aile avec laquelle elles allaient courir.

Même si tous n’étaient pas d’accord, c’est finalement la grande aile de 29 mètres qui a été retenue, celle-là même qui, à bord du bateau Néo-Zélandais, s’était disloquée sous nos yeux ébahis lors du Sail Grand Prix à Saint-Tropez.

Après la vérification de l’ensemble de ces immenses panneaux mobiles par les organisateurs, cette journée de dimanche marquait donc leur grand retour.

Des Français aux portes de la finale

La première course du jour, disputée sans les Espagnols victimes de soucis techniques avec leur aile, était marquée par la victoire des Anglais.

Ces derniers poursuivaient ainsi sur leur belle lancée de la veille où ils avaient remporté la dernière manche.

Auteurs d’un très bon départ lancé sous le vent de la ligne, Sir Ben Ainslie et son équipage parvenaient à franchir la première marque de parcours en tête, suivi de près par les Néo-Zélandais, les Australiens et les Danois, en formation serrée.

Cinquièmes, les Français restaient en embuscade devant les Suisses et les Canadiens pendant que les Allemands et les Américains fermaient la marche.

Au terme d’un peu plus de 8 minutes de course acharnée dans des vents de plus en plus légers, les Anglais parvenaient à conserver leur leadership, devant les Néo-Zélandais et les Danois.

À la lutte avec les Australiens tout au long de cette quatrième manche, les Français perdaient leur duel et prenaient la cinquième place devant respectivement les Suisses, les Canadiens, les Allemands et les Américains.

Les tricolores restaient alors en course pour l’accès à la course finale, quatrièmes avec 26 points à égalité avec les Canadiens.

Les Australiens restaient les mieux placés avec 33 points devant les Anglais puis les Néo-Zélandais, à égalité de points eux aussi avec 30 points.

LIRE AUSSI : Sail GP. Les Français dans le match pour accéder à la Finale à Saint-Tropez

La cinquième et dernière manche en flotte s’annonçait donc déterminante… et pleine de surprises !

En forçant le passage aux Américains qui les poussaient au vent de la ligne de départ, les Anglais se voyaient disqualifiés pendant que les Australiens partaient bons derniers.

Ces deux faits de course faisaient le jeu des Français qui voyaient leurs chances de se qualifier pour la course finale augmenter significativement.

Problème, ils étaient marqués à la culotte par les Canadiens qui les devançaient légèrement.

Les tricolores devaient impérativement réussir à les doubler mais Phil Robertson et son équipage parvenaient à remporter la dernière manche en flotte du jour, pendant que les Australiens réussissaient à maintenir leur place pour la course finale en doublant in extremis les Espagnols, juste avant l’arrivée.

À noter sur cette dernière course en flotte la belle troisième place de la toute nouvelle équipe américaine emmenée par Taylor Canfield.

Néo-Zélandais, Australiens et Canadiens se retrouvaient alors pour la dernière manche du Sail Grand Prix de Dubaï. Jimmy Sptihill et ses compatriotes prenaient l’avantage au départ et choisissaient le haut du plan d’eau.

Les Canadiens décidaient de laisser les Néo-Zélandais faire leur course pour tenter de jouer la victoire face aux Australiens jusqu’à ce que les trois bateaux se rejoignent finalement quasi simultanément sur la dernière bouée avant la ligne d’arrivée.

Peter Burling et son équipage entraient premiers dans le rond de priorité, à la limite de la collision avec les Australiens gênés par les Canadiens.

Ces derniers se voyaient, à quelques mètres du finish, infliger une pénalité pendant que les Néo-Zélandais l’emportaient finalement, en devançant Spithill de quelques centimètres seulement.

Un écart si infime qu’il faudra attendre quelques instants avant de connaître le résultat final !

4e je n’en peux plus, va falloir que ça s’arrête à un moment donné et on est sur la bonne voie.

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Forcément déçu de cette nouvelle 4e place, le skipper français Quentin Delapierre voulait avant-tout retenir le positif à l’issue du Sail GP Dubaï. | RICARDO PINTO FOR SAILGP

La réaction de Quentin Delapierre : « Comme l’année dernière, le Grand Prix de Dubaï a délivré une finale incroyable. J’aime beaucoup naviguer sur ce petit parcours qui resserre la flotte.

J’ai évidemment regardé avec beaucoup d’intensité depuis notre bateau la fin de la manche 5 en espérant que les Australiens ne parviennent pas à doubler les Espagnols, ce qui nous aurait ouvert les portes de la Super Finale mais ils ont réussi à le faire. C’est le jeu.

Nous avons perdu beaucoup de points hier, notamment sur la dernière manche en nous crashant juste après le départ. Il faut être plus précis. C’est le niveau de la ligue SailGP qui exige ça.

Mais 4e je n’en peux plus, va falloir que ça s’arrête à un moment donné et on est sur la bonne voie.

Tout le début de la saison de SailGP s’est déroulé dans des vents faibles et on a souffert et là ce qu’on a fait ce week-end pendant le Sail Grand Prix, c’est très solide, pas loin du niveau des meilleurs et ça, c’est une satisfaction.

En tant que groupe on a progressé dans ces conditions-là et je ne me fais pas de soucis sur les conditions plus ventées.

Le retour de Manon (Audinet) s’est super bien passé, elle a vraiment pris du recul pendant sa grossesse sur ce qu’on faisait et elle est venue avec des réflexions très pertinentes.

Je ne suis pas du tout surpris mais elle n’a rien perdu de ses qualités d’athlète, ses consignes sur le vent, sur les sorties de virement ou jibe où elle prend la barre etc. C’est un super atout pour l’équipe. »

Classement final du Sail GP Dubaï

1- Nouvelle-Zélande / Peter Burling (6-2-4-2-4-1)

2- Australie / Jimmy Spithill (3-1-3-4-8-2)

3- Canada / Phil Robertson (1-3-8-7-1-3)

4- France / Quentin Delapierre (2-4-7-5-2)

5- Emirates GBR / Ben Ainslie (5-7-1-1-10)

6- Rockwool DEN / Nicolai Sehested (4-5-10-3-5)

7- Suisse / Sébastien Schneiter (7-6-6-6-6)

8- États-Unis / Taylor Canfield (8-9-9-9-3)

9- Allemagne / Erik Heil (9-10-5-8-7)

10- Espagne / Diego Botin (10-8-2-10-9)

Classement général du Sail GP saison 4 (après 6 Grand-prix) :

1- Australie / Tom Slingsby – 52 pts

2- Rockwool DEN / Nicolai Sehested – 41 pts

3- Nouvelle-Zélande / Peter Burling – 40 pts

4- Emirates GBR / Ben Ainslie – 38 pts

5- États-Unis / Taylor Canfield – 35 pts

6- Espagne / Diego Botin – 33 pts

7- Canada / Phil Robertson – 32 pts

8- France / Quentin Delapierre – 31 pts

9- Suisse / Sébastien Schneiter – 15 pts

10- Allemagne / Erik Heil – 10 pts

(source : service de presse)

SailGP Dubai Team France Quentin Delapierre