Accueil  Sport  – Jeudi 17 novembre 2022

photo  suite à son chavirage samedi dernier, alors qu’il était en tête de la route du rhum – destination guadeloupe, dans la catégorie des ocean fifty, thibaut vauchel-camus, aidé par l’équipage du bateau de sauvetage le mérida, a sauvé son trimaran de 50 pieds et a réussi à le remorquer jusqu’aux açores. logo Ouest-France

Suite à son chavirage samedi dernier, alors qu’il était en tête de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dans la catégorie des Ocean Fifty, Thibaut Vauchel-Camus, aidé par l’équipage du bateau de sauvetage le Mérida, a sauvé son trimaran de 50 pieds et a réussi à le remorquer jusqu’aux Açores. © ©? Oceanic Assistance

Thibaut Vauchel-Camus a chaviré entre le Portugal et les Açores, quatre jours après le début de la course, alors qu’il était en tête de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dans la catégorie Ocean Fifty.

Le skipper malouin raconte ce chavirage… et comment l’équipage du Mérida, un bateau de sauvetage basé à Lorient, est venu lui porter secours.

Le 12 novembre, en soirée, Thibaut Vauchel-Camus a chaviré entre le Portugal et les Açores, alors qu’il était en tête de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dans la catégorie Ocean Fifty.

Pas blessé, le skipper s’est réfugié dans la coque centrale de son trimaran Solidaires En Peloton – ARSEP.

Sur Facebook, le navigateur malouin raconte ce chavirage… et comment l’équipage du Mérida, un bateau de sauvetage basé à Lorient, est venu lui porter secours.

LIRE AUSSI : Route du Rhum. Thibaut Vauchel-Camus, l’un des premiers skippers à s’engager pour la bonne cause

photo suite à son chavirage samedi dernier, alors qu’il était en tête de la route du rhum – destination guadeloupe, dans la catégorie des ocean fifty, thibaut vauchel-camus, aidé par l’équipage du bateau de sauvetage le mérida, a sauvé son trimaran de 50 pieds et a réussi à le remorquer jusqu’aux açores.  ©  ©? oceanic assistance

Suite à son chavirage samedi dernier, alors qu’il était en tête de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dans la catégorie des Ocean Fifty, Thibaut Vauchel-Camus, aidé par l’équipage du bateau de sauvetage le Mérida, a sauvé son trimaran de 50 pieds et a réussi à le remorquer jusqu’aux Açores. © ©? Oceanic Assistance

« Le mât touche l’eau et le bateau part à l’envers »

« Je sortais d’un front tonique de façon impeccable. Nous avions eu jusqu’à 35 à 38 nœuds en rafales.

J’étais en tête de la course. Tout allait bien. Le vent avait un peu baissé et la mer était moins forte.

J’évoluais avec un ris dans la grand-voile, sous trinquette et avec la dérive un peu relevée.

À un moment donné, le bateau a gîté un peu plus vite par la combinaison d’une rafale et d’une vague qui l’a ralenti.

J’ai immédiatement choqué le chariot de grand-voile… qui se bloque et ne choque pas.

Je reprends alors la maison sur la barre en arrêtant le pilote automatique pour lofer en grand, mais le bateau est déjà trop haut et ne tourne pas. C’est le point de non-retour.

Le mât touche l’eau et le bateau part à l’envers.

Je m’accroche solidement à la queue de malet proche de mon poste de barre. Le mât finit par casser, le bateau accélère sa bascule et je tombe dans l’eau de 2 ou 3 mètres.

Je n’y passe que quelques secondes, je me dégage et arrive à grimper rapidement de l’autre côté.

Je m’engouffre dans la trappe de survie de la coque centrale. Je vais bien physiquement et n’ai aucune blessure.

Je suis en sécurité. »

photo suite à son chavirage samedi dernier, alors qu’il était en tête de la route du rhum – destination guadeloupe, dans la catégorie des ocean fifty, thibaut vauchel-camus, aidé par l’équipage du bateau de sauvetage le mérida, a sauvé son trimaran de 50 pieds et a réussi à le remorquer jusqu’aux açores.  ©  ©? oceanic assistance

Suite à son chavirage samedi dernier, alors qu’il était en tête de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dans la catégorie des Ocean Fifty, Thibaut Vauchel-Camus, aidé par l’équipage du bateau de sauvetage le Mérida, a sauvé son trimaran de 50 pieds et a réussi à le remorquer jusqu’aux Açores. © ©? Oceanic Assistance

« Je suis au sec et je peux m’alimenter »

« Je prends mon bidon de survie où il y a mon téléphone satellite et appelle la direction de course afin d’avertir de ma situation et rassurer tout le monde sur mon état et les conditions dans lesquelles je vais être pour les heures à venir.

J’allume ma balise Yellowbrick afin d’avoir un pointage de position toutes les trente minutes.

J’ai aussi à l’esprit que Mérida, le bateau de sauvetage d’Adrien Hardy, n’est pas loin.

Avec mon équipe à terre, l’opération d’assistance s’organise. J’accuse le coup ensuite dans un confort relatif, mais je suis au sec et je peux m’alimenter. »

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photo suite à son chavirage samedi dernier, alors qu’il était en tête de la route du rhum – destination guadeloupe, dans la catégorie des ocean fifty, thibaut vauchel-camus, aidé par l’équipage du bateau de sauvetage le mérida, a sauvé son trimaran de 50 pieds et a réussi à le remorquer jusqu’aux açores.  ©  ©? astrid vdh

Suite à son chavirage samedi dernier, alors qu’il était en tête de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dans la catégorie des Ocean Fifty, Thibaut Vauchel-Camus, aidé par l’équipage du bateau de sauvetage le Mérida, a sauvé son trimaran de 50 pieds et a réussi à le remorquer jusqu’aux Açores. © ©? Astrid VDH

« Après sept heures d’opérations, ils parviennent à redresser le bateau »

« Le Mérida fait route sur ma position et j’échange régulièrement avec la direction de course et mon équipe à terre. Le bateau de secours arrive sur zone à l’aube, dimanche, et ce sont de véritables pros qui prennent les choses en main !

Après sept heures d’opérations, avec un système de bouée gonflable et après avoir rempli d’eau l’un des flotteurs, ils parviennent à redresser Solidaires En Peloton – ARSEP. Magistral !

Nous faisons route vers les Açores, le trimaran en remorque et à l’endroit, dans des conditions maniables, avant que la météo ne se gâte à nouveau.

Je tiens à remercier profondément l’équipage du Mérida, mon équipe, mes partenaires et mes supporters. Ils m’ont permis de sauver mon bateau et de lui promettre un avenir. »

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photo le skipper thibaut vauchel-camus, sur son trimaran ocean fifty solidaires en peloton – arsep  ©  joel le gall / ouest-france

Le skipper Thibaut Vauchel-Camus, sur son trimaran Ocean Fifty Solidaires en Peloton – Arsep © Joel Le Gall / Ouest-France

« Je me suis presque posé la question de terminer la course ! »

« Depuis notre arrivée mardi matin à Ponta Delgada (ville portugaise, située sur la côte sud de l’île de São Miguel, dans l’archipel des Açores, N.D.L.R.), nous avons monté un gréement de fortune efficace et tenté de récupérer tout ce qui était récupérable, à un point tel que je me suis presque posé la question de terminer la course !

C’était un travail remarquable.

Nous avons encore pas mal de choses à faire à bord, mais nous serons prêts pour un convoyage retour vers la France bientôt.

En attendant, je reprends mes esprits et je me rendrai en Guadeloupe en fin de semaine afin de voir mes proches, mes partenaires, les Guadeloupéens et fermer la boucle de cet épisode difficile.

Ma Route du Rhum 2022 est finie, mais je rebondis et mes pensées se tournent vers l’avenir.

Nous organisons le retour du bateau à Saint-Malo sous gréement de fortune pour la fin de l’année.

Nous sommes d’ores et déjà dans l’ambition forte et motivée de remettre le bateau en état avec l’objectif d’attaquer la saison 2023 tant sportivement que solidairement : renforcer l’équipe, fabriquer un nouveau mât, remplacer et réparer les voiles, la bôme, refaire l’installation électrique et électronique…

Ou quand une déception peut être une forme de motivation ! »

OUEST-FRANCE.    Ouest-France