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Jimmy Pahun participe à la Round Britain avec quatre marins professionnels et 10 passagers

Jimmy Pahun participe à la Round Britain avec quatre marins professionnels et 10 passagers | ©DR

Voiles et Voiliers – Publié le 15/08/2026 à 16h58

Round Britain & Ireland Race. « C’est la nuit que tout est plus difficile » : le carnet de bord de Jimmy Pahun

Jimmy Pahun participe à la Round Britain à bord de Libertalia, un VOR 60 de Challenge Ocean, avec un équipage amateur en immersion.

Le départ de cette course de 1 800 milles nautiques autour des îles britanniques a été donné le dimanche 9 août de Cowes (île de Wight).

Jimmy Pahun nous a envoyé quelques nouvelles du bord.

« En fait c’est simple, ce « Round Britain Race » est comme sur le teeshirt que l’organisation nous a offert avant le départ, découpé en plusieurs segments.

Si le premier est le plus connu, arrivé au Fastnet on part un peu dans l’inconnu, même si j’y étais il y a deux mois autour de l’Irlande, une remontée plutôt facile, nous avons croisé un paquebot de croisière qui de nuit devait se rendre à Galway et ses lumières nous ont servis de repère quelques instants.

Parce que c’est la nuit que tout est plus difficile surtout qu’il n’y a pas d’étoiles.

On se réjouissait de la « Météorite Shower », rien!

On se régalait à l’idée de l’éclipse, là encore rien! ciel trop bas et pas de visibilité.

La visibilité depuis le Fastnet ce n’est pas ce que l’on a de mieux, bancs de brumes, pas de lune.

Tout ça complique bien la vie des barreurs car n’oublions pas que nous sommes un bateau de course mais en école de voile.

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Ils ont pris sur leurs vacances, le plaisir de vivre une aventure engagée.

Je suis admiratif de voir ces femmes et ces hommes qui ont pris sur leurs vacances, le plaisir de vivre une aventure engagée et unique.

À bord il y a trois clients français, Thomas, chef d’entreprise, méthodique et organisé, à qui son père a offert cette course comme cadeau d’anniversaire, Armelle qui est presque une habituée de « Challenge Océan «. Équipière sur le Fastnet l’an dernier, plusieurs croisières sur les « Challenges 67 », dans la vie elle travaille pour les eaux d’Évian.

Je peux vous dire qu’on a parlé consigne et recyclage des bouteilles.

À bord aussi une Américaine, Megan qui adore ces contrées fraîches.

Elle a déjà à son actif un passage du Nord-Ouest.

Bref des vrais aventuriers. Le deuxième quart, je le connais moins, plutôt anglais.

Des hommes vers la cinquantaine qui ont tous plutôt réussi leur vie professionnelle et là encore des « clients aventuriers » ayant fait, une ou deux étapes de la Clipper Race, le Fastnet.

En fait, je découvre un « marché « très étonnant mais tout à fait comparable à l’ascension de hautes montagnes ou de treks lointains. Mais de nuit dans la brume, une mer difficile ne fait pas de vous spontanément de bons barreurs et c’est là qu’intervient autant que peu l’expérience de nos chefs de quart intervient.

En course mais en sécurité. On pourrait mettre le grand spi, le petit est plus prudent, toujours attaché, pipi dans les toilettes en faïence et pas par-dessus bord.

La sécurité est maximum car en mer « trop fort n’a jamais manqué ! ».

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Alors que nous devrions doubler les îles Shetland dans l’après-midi, Charles a eu vendredi soir un cargo nous annonçant une grosse baston à laquelle nous devrions échapper dans 48 heures,

Ce ne sera peut-être pas le cas de tous les concurrents.

Ce samedi matin, c’est avec un pêcheur boulonnais avec qui il s’est entretenu.

Il pêche le lieu noir sur un bateau portant pavillon français mais propriété hollandaise avec un équipage polonais, sénégalais et indonésien.

Il débarque sa pêche au Danemark. Il a 48 ans et fait ce métier de grande pêche depuis ses 13 ans.

Chapeau Monsieur mais cette grande pêche s’est bien mondialisée.

Évidemment ses aventures me rappellent celles de nos bateaux lorientais mais quel grand métier.

On a croisé aussi nos premières plateformes pétrolières et entendu dans les airs une rotation d’hélicoptère.

Les plateformes, les champs éoliens c’est ce que nous allons découvrir sur la descente de l’Écosse et de l’Angleterre.

Nous sommes à vue de « Pata Negra » et avons appris hier le retrait de la course de notre concurrent « Venimous ». »

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