Dr Philippe Tellier | 09 Mai 2025

Une étude randomisée contrôlée montre l’intérêt de ne pas manger pendant les nuits de travail afin de limiter les perturbations du métabolisme glucidique associées à ce rythme de travail…dans les conditions d’une simulation menée au sein d’un laboratoire du sommeil.

Le travail de nuit perturbe les rythmes circadiens et altère la régulation du métabolisme glucose, ce qui entraine une augmentation du risque de développer un diabète de type 2.

Cette majoration du risque varie d’un individu à l’autre.

Plusieurs études de cohorte longitudinales plaident en faveur des nombreux méfaits sur la santé de ce rythme de travail qui ne tient pas compte des considérations physiologiques les plus élémentaires.

Face à ces troubles métaboliques, qui représentent une préoccupation pour les travailleurs de nuit, quelles stratégies diététiques peuvent être mises en œuvre ?

Pour contrer les effets du travail de nuit, le jeûne nocturne pourrait-il constituer une solution plus efficace que la simple modération des apports caloriques durant la nuit ?

Un essai randomisé en cluster 

Une étude randomisée australienne en cluster récemment publiée dans Diabétologia apporte des éléments de réponse à ces questions.

L’essai qui s’est déroulé dans un laboratoire du sommeil a inclus 52 jeunes adultes de poids normal, en bonne santé apparente, non exposés au travail de nuit dans leur vie professionnelle habituelle (âge moyen 24,5 ± 4,8 ans ; indice de masse corporelle 24,8 ± 2,8 kg/m2), tous soumis à une simulation de quatre nuits de travail, suivies d’une nuit de récupération.

Pour lire la suite 🡺 Qui travaille de nuit ne devrait pas diner

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