Frédéric Haroche | 18 Avril 2025

Si l’âge chronologique de notre cœur correspond naturellement à celui de notre état civil, il existerait également un âge « biologique », supposé refléter plus fidèlement sa santé fonctionnelle.

Lors du congrès 2025 de l’European Heart Rhythm Association (EHRA), une équipe sud-coréenne a présenté une étude qui montre comment l’intelligence artificielle (encore elle !) pourrait affiner cette estimation et mieux prédire les risques cardiovasculaires.

7 ans : l’âge de déraison pour le cœur

« Nos recherches ont montré que lorsque l’âge biologique du cœur dépassait l’âge chronologique de sept ans, le risque de mortalité toutes causes confondues et d’événements cardiovasculaires majeurs augmentait fortement », explique le Pr Yong-Soo Baek, de l’hôpital universitaire Inha, en Corée du Sud.

« À l’inverse, si l’algorithme estimait que le cœur avait sept ans de moins que l’âge chronologique, cela réduisait le risque de décès et d’événements cardiovasculaires majeurs. »

L’étude a évalué les capacités pronostiques d’un algorithme d’apprentissage profond, AI ECG-heart age, sensément capable d’estimer l’âge biologique du cœur à partir d’un électrocardiogramme standard à 12 dérivations.

Cette estimation a été comparée à l’âge chronologique pour juger de sa pertinence dans la prédiction de la mortalité et des événements cardiovasculaires.

Le modèle a été entraîné à partir de 425 051 ECG collectés sur une période de quinze ans.

Pour lire la suite 🡺Quand l’IA donne un coup de vieux

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