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Frédéric Haroche – 17 juillet 2026
Les conséquences des usages numériques des parents sur leurs adolescents ont jusqu’à présent été peu explorées.
Une étude américaine publiée dans Frontiers in Psychology suggère que les adolescents qui perçoivent leurs parents comme fréquemment absorbés par leurs smartphones présentent plus souvent un « attachement insécure ».
Le style d’attachement désigne la manière dont une personne entre en relation avec autrui rappellent les auteurs, en particulier sur le plan affectif.
Un attachement insécure peut prendre différentes formes : anxieuse (avec une forte recherche de réassurance, une peur du rejet ou de l’abandon) ; évitante (avec au contraire une tendance à la distance émotionnelle afin de limiter le risque de souffrance relationnelle).
Ces profils sont classiquement associés à une moins bonne santé mentale, à davantage de difficultés relationnelles, et potentiellement à un retentissement plus large sur la qualité de vie et la santé physique.
À l’inverse, un attachement sécure est généralement corrélé à de meilleures capacités d’ajustement émotionnel et à des relations plus stables.
Vous faisiez de la technoference et du phubbing sans le savoir
Le smartphone est devenu un compagnon permanent de la vie quotidienne.
Les concepts de technoference (interférence des technologies dans les relations) et de phubbing (ignorer son interlocuteur au profit de son téléphone) décrivent ces situations où l’attention est captée par un écran au détriment de la personne présente.
Des travaux ont déjà montré que les enfants et les adolescents peuvent avoir le sentiment d’entrer en compétition avec le téléphone de leurs parents pour capter leur attention.
Les auteurs ont donc voulu déterminer si cette expérience subjective pouvait être associée au style d’attachement des adolescents.
Pour lire la suite 🡺 Quand les parents scrollent, les enfants trinquent ?
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