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Crédit photo : Odile BOURREAU – Par Coline Garré – PUBLIÉ le 17/04/2025
Les intoxications liées à l’usage détourné du protoxyde d’azote ou « proto » ont été multipliées par trois entre 2020 et 2023, selon les derniers chiffres de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui rappelle les mesures de prévention et de prise en charge des dommages associées.
En 2023, 472 signalements liés à la consommation de protoxyde d’azote ont été enregistrés par les centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A), soit 30 % de plus qu’en 2022.
Les centres antipoison et de toxicovigilance (CAP-TV) ont reçu 305 signalements, soit 20 % de plus qu’en 2022.
Pour rappel, en 2020, les cas graves déclarés aux centres d’addictovigilance n’étaient « que » 82, et 49 pour les centres antipoison.
« Ces chiffres confirment l’augmentation du nombre de cas déclarés de complications associées au protoxyde d’azote observés ces dernières années », notamment depuis 2020, s’inquiète l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans un communiqué.
La part des signalements concernant des femmes augmente, note l’ANSM.
D’après les données du baromètre de Santé publique France, en 2022, quelque 14 % des 18-24 ans l’avaient déjà expérimenté et plus de 3 % déclaraient en avoir consommé au cours de l’année.
En 2023, les consommateurs à l’origine d’un signalement ont en moyenne 22 ans (comme en 2021) ; mais 10 % sont des mineurs.
Près de 60 % des cas liés à des usages répétés sur plus d’un an
En 2023, l’ANSM pointe une augmentation des cas liés à un usage répété et prolongé (plus d’un an) du protoxyde d’azote (ils représentent 59 % des signalements).
Parmi ces signalements d’abus, d’usage détourné et de dépendance, 92 % font état d’une consommation de doses élevées et de l’utilisation de bonbonnes de grand volume.
Et 50 % d’entre eux relatent un usage quotidien. En revanche, cette consommation est peu associée à celle d’autres substances.
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