Dr Jean-Fred Warlin | 19 Décembre 2025
Une vaste étude australienne confirme l’efficacité de modèles prédictifs pour la dysfonction érectile après prostatectomie radicale pour cancer.
En revanche, l’incontinence urinaire demeure plus difficilement prévisible.
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme.
Son traitement repose dans un tiers des cas sur la prostatectomie radicale, qui offre un excellent pronostic avec 96 % de survie à 5 ans.
Cependant, cette intervention peut altérer significativement la qualité de vie en raison de séquelles urinaires (incontinence) et sexuelles (dysfonction érectile).
Afin de limiter ces complications, de nombreuses techniques chirurgicales ont été développées, notamment la reconstruction du col vésical et la préservation des bandelettes neurovasculaires, bien que leur utilisation systématique ne soit pas encore étayée par des essais contrôlés randomisés.
Parallèlement, des outils prédictifs ont été élaborés pour identifier en préopératoire les patients les plus vulnérables à ces complications et permettre une information éclairée.
Cependant, la plupart de ces modèles n’ont pas fait l’objet d’une validation externe.
Validation externe de quatre modèles prédictifs
Pour combler cette lacune, une équipe australo-néo-zélandaise a mené une étude de validation externe à partir du registre PCOR-ANZ (Prostate Cancer Outcomes Registry of Australia and New Zealand).
Une revue systématique de la littérature a d’abord permis d’identifier 18 modèles prédictifs d’incontinence urinaire et 6 modèles de dysfonction érectile.
Les chercheurs ont sélectionné les quatre modèles prédictifs les plus performants : deux modèles pour l’incontinence urinaire (Matsushita et Jeong) et deux pour la dysfonction érectile (Alemozaffar et Novara).
Pour lire la suite 🡺 Prostatectomie : mieux prédire la dysfonction érectile
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