Syndromes parkinsoniens

Par le Pr Harold Mouras (Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU – Amiens) [Déclaration de liens d’intérêts] –
Date de publication : 7 octobre 2025
Article commenté :
Behaviour Change for Parkinson’s Disease: A Randomised Controlled Feasibility Study to Promote Physical Activity and Exercise Adherence Among People with Parkinson’s Disease
L Ahern, S Timmons, SE Lamb, R McCullagh
J Frailty Sarcopenia Falls. 2025 ; 10(3):128-149.
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Comme l’ont maintenant montré un grand nombre d’études dans la littérature scientifique, l’exercice physique réduit le risque de chute, la sarcopénie et la fragilité chez les patients atteints de la MP.
Cependant, les symptômes moteurs et non moteurs de la MP peuvent entraver l’adhésion à un programme d’exercice physique.
Comme l’expliquent justement les scientifiques, cette étude visait à tester la faisabilité d’une intervention par l’exercice physique associée à des techniques de modification du comportement, en examinant le recrutement, les procédures et la réactivité des mesures.
Sur le plan méthodologique, dans ce travail il s’est agi d’une étude de faisabilité randomisée, en parallèle, à simple insu, utilisant des méthodes mixtes.
Les patients (Hoehn et Yahr, 1-3) ont été répartis de manière aléatoire dans des groupes d’intervention ou de contrôle.
Les deux groupes ont bénéficié de 12 semaines de formation, d’exercices supervisés et d’exercices à domicile.
Le groupe d’intervention a bénéficié en plus de techniques de modification du comportement.
L’inscription, l’assiduité, l’adhésion et les événements indésirables ont été enregistrés.
Les résultats comprenaient l’activité de marche, l’équilibre, les chutes, la force et l’auto-efficacité dans l’exercice.
Des enquêtes et des entretiens ont permis d’évaluer l’acceptabilité.
Les résultats obtenus furent intéressants. 26 patients ont été sélectionnés ; seize ont été randomisés, quatorze ont terminé le programme. La participation aux cours d’exercice physique s’est révélée être élevée dans les deux groupes. L’adhésion aux exercices à domicile était plus élevée dans le groupe d’intervention (70 % contre 63 %).
Aucun événement indésirable grave n’a été signalé. Le temps consacré au programme était acceptable. La marche et l’endurance aérobie ont atteint des différences minimales importantes. Les entretiens ont montré que les patients ont apprécié la dynamique de groupe et ont acquis des compétences.
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