Dr Dominique-Jean Bouilliez | 11 Février 2025
Éditées récemment par la Société Pédiatrique de Pneumologie et d’Allergologie (SP2A) dans la Revue des Maladies Respiratoires (1), car les précédentes dataient de 2007, les nouvelles recommandations de la prise en charge de la crise d’asthme de l’enfant sont le résultat d’un travail collectif qui a regroupé 47 experts et 38 relecteurs.
Comportant quelques nouveautés, elles ont été résumées dans le domaine diagnostique par Géraldine Labouret (Toulouse) lors de la dernière édition du CPLF qui s’est tenue à Marseille (2).
Le principal intérêt de ces recommandations réside dans ce qu’elles ont été guidées par une volonté de simplification, de pragmatisme, applicables par tous et pour tous.
L’asthme de l’enfant doit être un diagnostic qui repose sur des symptômes typiques : sifflements expiratoires, toux, gêne respiratoire et oppression thoracique.
Le diagnostic est encore plus probable si ces symptômes sont associés et variables dans le temps. Ils sont souvent exacerbés en période nocturne et déclenchés par l’exercice, le rire, les allergènes et le froid, ainsi que par les infections virales.
En revanche, si les symptômes sont isolés, associés à des signes pseudo-neurologiques (vertiges, paresthésies), une douleur thoracique et d’autres signes inspiratoires, il faudra plutôt évoquer un diagnostic différentiel.
Quelles épreuves fonctionnelles ?
En cas de symptômes typiques, on recherchera une limitation des débits aériens, sachant cependant que les EFR peuvent être normales en période inter-critique.
Lorsque les EFR sont anormales, elles renforcent le diagnostic.
La SP2A recommande une EFR par respiration forcée avec mesure des résistances et test de réversibilité aux bronchodilatateurs (grade B).
Pour lire la suite 🡺 Prise en charge de la crise d’asthme de l’enfant : actualisation des recommandations
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