Dr Philippe Tellier | 30 Juillet 2025

Une revue systématique de 80 études révèle que l’asymétrie motrice initiale de la maladie de Parkinson prédit les troubles non moteurs : l’atteinte droite serait davantage associée au risque cognitif, l’atteinte gauche aux troubles psychiatriques.

La maladie de Parkinson idiopathique (MPI) se caractérise par une dégénérescence des circuits dopaminergiques qui est à l’origine de signes moteurs bien connus.

Au début de la maladie, ces derniers sont volontiers unilatéraux du fait d’un déficit dopaminergique encore modéré qui affectera par la suite les striatums dans leur quasi-totalité.

Cette asymétrie mérite-t-elle d’être prise en compte pour prédire le pronostic fonctionnel ?

Dans quelle mesure retentit-elle sur l’apparition et l’évolution des signes non moteurs qui contribuent largement à la morbidité ?

Revue systématique de la littérature internationale

Une revue systématique de la littérature internationale répond à ces questions au travers de l’analyse de quatre-vingts publications diverses et variées : études d’observation, ou d’imagerie (IRM fonctionnelle), évaluations neuropsychologiques ou thérapeutiques (stimulation cérébrale profonde), etc.

Les bases de données PubMed, Scopus et Web of Science ont été interrogées jusqu’en avril 2025.

Les liens éventuels entre l’asymétrie motrice initiale et les divers signes non moteurs (cognitifs, émotionnels, comportementaux ou encore psychiatriques) ont été systématiquement explorés en suivant les standards du protocole PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses).

Les patients ont été classés en fonction de la latéralisation des signes moteurs.

Latéralité des signes moteurs et profil neuropsychiatrique

Pour lire la suite 🡺 Parkinson : mieux vaut être de droite ou de gauche ?

Ou m’écrire à 🡺 gacougnolle@gmail.com

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