Revue de presse Mediscoop du 29-03-2024

Date de publication : 29 mars 2024

« Pancréas, côlon, sein… Pourquoi de plus en plus de jeunes adultes sont touchés par des cancers ? » (mediscoop.net)

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Description générée automatiquementLe Parisien

Nicolas Berrod constate à son tour dans Le Parisien que « le taux d’incidence de plusieurs tumeurs progresse chez les moins de 50 ans, pour des raisons plus ou moins établies.

En témoigne le cancer de Kate Middleton, que la princesse a annoncé le 22 mars.

Les médecins y voient une incitation à «ne pas négliger l’apparition de symptômes inhabituels » ».

Le journaliste évoque ainsi des « stars de moins de 50 ans [qui] ne sont pas épargnées par des « crabes » » et observe que « ces cas illustrent une triste réalité, confirmée dans les études épidémiologiques : certains cancers sont de plus en plus souvent détectés chez les jeunes adultes ».
Nicolas Berrod indique que « des chercheurs ayant publié leurs résultats en septembre dans la revue BMJ Oncology se sont penchés sur 29 des principales tumeurs.

Le nombre de cancers pour 100.000 habitants de 14 à 49 ans dans le monde est passé, entre 1990 et 2019, de 67 à 82 ».
Le journaliste précise que « cette hausse de 22% en 30 ans dissimule forcément des disparités selon les pays.

Mais en zoomant sur la France uniquement, certains « crabes » sont de plus en plus souvent décelés chez les moins de 50 ans.

C’est le cas de ceux du pancréas, du côlon (surtout chez la femme), de la peau, du rein ou encore du sein ».

Il souligne : « Évidemment, les seniors restent les plus à risque.

Autre point important : ces cancers plus fréquents chez les jeunes le sont aussi dans les tranches d’âge plus élevées. […]

Reste que cette progression chez les jeunes a de quoi préoccuper.

Car l’annonce d’un cancer chez un adulte en pleine activité représente un « poids émotionnel très fort », avance Emmanuelle Mouret-Fourme, oncogénéticienne et épidémiologiste à l’Institut Curie ».

Nicolas Berrod relève que « l’issue peut même s’avérer fatale, avec des tumeurs parfois « foudroyantes ».

Un quadragénaire touché au niveau du pancréas, par exemple, peut mourir en quelques semaines à peine ».
Il s’interroge : « Comment expliquer ces progressions ? Plusieurs facteurs de risque, communs aux différents organes pouvant être touchés, sont parfaitement identifiés : obésité, manque d’activité physique, mauvaise alimentation, alcool, tabac, etc. ».
L’oncologue Jérôme Barrière, membre du conseil scientifique de la Société française du cancer (SFC), remarque ainsi que « fumer multiplie par 30 le risque de cancer du poumon, mais aussi par 2 le risque de cancer du pancréas ».
Emmanuelle Mouret-Fourme souligne qu’« il y a aussi probablement d’autres éléments, comme la pollution et l’exposition environnementale aux perturbateurs endocriniens, mais qui restent à démontrer ».
Nicolas Berrod observe que « tous les experts s’accordent sur un point : les facteurs de risque avérés, ainsi que la hausse du dépistage pour certains cancers diagnostiqués assez tôt, ne peuvent expliquer à eux seuls ces tendances à la hausse. […]

Il n’y aurait pas d’énorme raison nous passant sous les yeux.

Ce serait plutôt une accumulation de plusieurs éléments qui, pris isolément, ne rendent pas beaucoup plus vulnérable ».
Le journaliste note qu’« un autre point préoccupe le Pr Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon-Bérard, à Lyon.

Même si l’on parvient à soigner de mieux en mieux les cancers et que le taux de mortalité a tendance à diminuer, « les personnes qui en guérissent ont un risque accru d’en avoir un deuxième ensuite, car certains traitements augmentent cette possibilité et les facteurs de risques sont les mêmes », avance-t-il ».
Nicolas Berrod ajoute que « les médecins voient dans ces tendances une incitation « à ne pas négliger l’apparition de symptômes inhabituels », avance Emmanuelle Mouret-Fourme.

Pas d’affolement, mais davantage de sensibilisation ».