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Biotherm a encore une fois remporté les 7 points de la victoire sur la 3e étape de The Ocean Race Europe, ce vendredi 29 août 2025 à Nice.
Une réussite insolente qui commence à peser très lourd dans la balance d’une victoire finale.
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Sam Goodchild, Gauthier Lebec (OBR), Amélie Grassi, Paul Meilhat, et Benjamin Ferré sur Biotherm | OUEST-France
Ouest-France Jacques GUYADER. Publié le 29/08/2025 à 11h48
Ocean Race Europe. « Onze points d’avance au général, c’est confort… » reconnait Paul Meilhat
Biotherm a remporté la 3e étape de The Ocean Race Europe, ce matin à Nice, en devançant Holcim-PRB, 2e et Allagrande Mapei 3e.
Une troisième étape permet à l’équipe menée par Paul Meilhat de consolider sa belle avance au classement général, l’équipage ayant glané le maximum de points possibles depuis le départ d’Allemagne, le 10 août, y compris avec les marques de passage sur le parcours.
Où cette victoire s’est-elle jouée ? Déjà, vous prenez à chaque fois de très bons départs, ça commence là ?
Paul Meilhat : Déjà, le départ de Carthagène, il était extrêmement chaud.
En tout cas, on a bien ciblé à bord le fonctionnement de ces phases de course.
Dès le début, en préparant cette Ocean Race Europe au printemps, on avait ciblé les scoring gates, qui arrivent très vite après le départ.
On avait compris qu’il y avait énormément de points à aller chercher et aussi un ascendant psychologique à installer je pense.
On bosse bien ça, à chaque fois, les départs et la situation météo et la tactique de la scoring gate.
DIRECT. Classement et positions en temps réel
Et quand vous dites que c’était un peu chaud, c’est par rapport à la manière dont les lignes sont placées ?
Oui, en fait, c’est très compliqué. Nos bateaux ne sont pas faits forcément pour partir dans des petites boîtes comme ça.
Les boîtes de départ, ce qu’ils appellent les « starting box » sont un peu petites.
Et on a des spectateurs en arrière et sur les côtés. Et là, ni en tribord, ni en bâbord, ça passait.
Donc il fallait faire des virements dans les deux premières minutes avec le bateau, dans 15 nœuds de vent, avec les foils en bas.
C’est un peu chaud quand même. Il n’y a pas eu de drame, mais c’est encore passé pas loin.
Il faudrait qu’on fasse des trucs un peu plus « safe » pour les départs.
« On a eu la Méditerranée dans toute sa splendeur »
Est-ce que c’est l’étape la plus dure que vous avez eue à faire depuis le début ?
C’est la première avec un départ en Méditerranée. Et là, on a eu la Méditerranée dans toute sa splendeur, je pense.
On a eu 35 degrés, voire 40 dans les bateaux pendant deux jours. Donc c’est dur de se reposer.
Et puis les 24 dernières heures, on a eu ce petit conflit de masse d’air froid, qui a été hyper violent et qui n’était pas vraiment bien modélisé.
Et je pense qu’il y a eu même des trucs assez dingues. On l’a vu avec Amaala où ils ont pris des rafales à 70 nœuds !
Sur la Corse, ils ont dû ramasser un peu aussi, avec des orages et peut-être des arcus (gros nuages annonciateurs de violents orages).
Donc c’était vraiment difficile. On ne dort pas, c’est crevant, on change de voile tout le temps, on ne fait que manœuvrer…
Et là, on n’a que deux jours pour se reposer.
Donc voilà, pour l’instant, le rythme est quand même très, très difficile sur cette course.
The Ocean Race Europe : classement et positions en temps réel
https://www.youtube.com/watch?v=dm86hnzrliQ&t=3s
C’était une étape aussi un peu dure pour le bateau ?
Oui, c’est les premières petites casses qu’on a eues depuis le début.
On n’a pas cassé grand-chose, un taquet, un constrictor, un petit boîtier de lattes ou des choses comme ça.
Mais ça montre aussi déjà que ça fait longtemps qu’on est partis de Kiel, donc les bateaux souffrent.
Je pense, de toute façon, que c’était l’étape la plus engagée en termes de conditions de vent.
Vous avez aussi vécu une bagarre intense avec Holcim…
C’est vrai qu’ils sont restés tout proches tout le long. Ils ont même été longtemps en tête aussi, par moments.
En fait, ce sont des bateaux qui se ressemblent un peu en termes de conception.
On a des foils différents, mais du coup, quand ça ne foile pas, on a des vitesses qui sont très proches.
Et après, quand ça foile, c’est assez différent. Parce que les foils ont une philosophie distincte.
Mais le fait que les carènes soient des plans Verdier, des bateaux légers menés par de très bons équipages, ça donne des combats vraiment géniaux.
Donc c’était vraiment incroyable. À deux milles de l’arrivée, on est encore bord à bord quasiment.
Ils sont juste derrière et ce n’est pas loin.
Donc on ne serait pas aussi content d’être premier s’il n’y avait pas eu ce combat avec Holcim, ça c’est sûr.
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- Ouest-France
The Ocean Race. Paul Meilhat et Biotherm toujours en tête, ça bosse dur à Kiel pour réparer
Voir aussi : VIDÉO. Ocean Race Europe : Europe Express dans les coulisses du jury international à Carthagène
Savez-vous combien de points d’avance en général ?
Alors je crois que sur Holcim et Paprec, on doit être à 11 points.
C’est bien, mais il reste 25 points à distribuer : 3 étapes de 7 points et 2 scoring gates à 2 points.
Donc on a le droit à un joker. Mais le problème de la course au large, c’est qu’il peut y avoir des avaries techniques, et ce n’est jamais fini. Mais je reconnais que 11 points… c’est confort.
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