Jean-Benoit Legault, La Presse canadienne – 24/10/2025

Le VIH utilise un subterfuge pour envoyer le système immunitaire sur de fausses pistes et l’inciter à attaquer et détruire des cellules saines, ont constaté des chercheurs montréalais, ce qui causerait une inflammation responsable d’autres problèmes.

La docteure Madeleine Durand et le chercheur Andrès Finzi, du Centre de recherches du Centre hospitalier universitaire de Montréal, soulignent toutefois qu’on dispose déjà d’une molécule pour déjouer cette ruse.

« Il faut que les cellules infectées soient protégées, sinon (le virus) ne peut pas faire de nouvelles particules virales, a dit le professeur Finzi.

Le virus a tellement peur du système immunitaire (…) qu’il se met une cape d’invisibilité d’Harry Potter. »

D’autres virus, comme le redoutable Ebola, utilisent la même stratégie pour survivre, a-t-il rappelé.

Les deux chercheurs ont découvert qu’une protéine du virus, la gp120, circule dans le sang du tiers des patients atteints du VIH, même si le virus lui-même est indétectable dans leur système.

Cette protéine se lie à certaines cellules, les CD4, provoquant une attaque du système immunitaire contre elles.

Pire encore, a dit le professeur Finzi, ces cellules CD4 sont « le chef d’orchestre du système immunitaire », et sans elles, « on ne peut pas monter de réponse immunitaire efficace ».

On savait d’ailleurs depuis longtemps, a-t-il rappelé, que les patients qui vivent avec le VIH n’ont presque plus de cellules CD4.

Mais tout espoir n’est pas perdu, puisque la docteure Durand et le professeur Finzi ont constaté que le médicament fostemsavir, déjà approuvé au Canada, neutralise cette toxicité et pourrait renforcer l’immunité des personnes vivant avec le VIH.

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