Dr Marie-Martine Lefevre-colau | 25 Février 2025

En 2020, 595 millions de personnes souffraient d’arthrose dans le monde soit 14,8 % de la population mondiale, selon les données sont issues de la revue systématique sur le fardeau mondial des maladies provenant de 204 pays (1).

L’arthrose est classée au septième rang des maladies responsables d’années vécues avec un handicap chez les adultes âgés de 70 ans et plus.

Cette prévalence a considérablement augmenté à partir de 1990 et une nouvelle augmentation, estimée à 1101,6 millions d’individus, est prévue en 2050.

Un article publié dans le Lancet propose une mise au point sur le sujet (2).

Une maladie hétérogène, une multitude de facteurs de risque

Le surpoids et l’obésité constituent un facteur de risque important, en lien avec la surcharge articulaire, un effet métabolique, et une inflammation de bas grade.

La faiblesse du muscle extenseur du genou est associée à l’incidence de l’arthrose symptomatique et radiographique du genou.

L’activité physique de loisir n’est pas associée à une arthrose du genou symptomatique ni radiographique sur un suivi de 5 à 12 ans.

Les facteurs familiaux sont fortement associés au risque d’arthrose de la colonne vertébrale, de la main et de la hanche.

Les gènes impliqués dans le développement du squelette pourraient être un facteur de risque majeur mais également ceux de la dégradation des articulations, des voies de signalisations, de la fonction et du développement neuronal, de l’adipogénèse, de la fonction musculaire, de la réponse immunitaire et de l’inflammation.

Des études récentes se sont concentrées sur ALDH2A1, gène associé à l’arthrose de la main sévère et érosive.

A ce jour, en pratique clinique, le dépistage par les données génétiques n’est pas recommandé mais prometteur pour l’avenir.

Une interaction entre facteurs génétiques et mode de vie

Les données récentes concernant la physiopathologie de l’arthrose montrent une interaction complexe entre les facteurs génétiques et les facteurs de risque liés au mode de vie avec un intérêt croissant pour le rôle potentiel du microbiome gastro-intestinal.

Pour lire la suite 🡺 Mise au point sur l’arthrose en 2025

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