VELA, la rédaction de Voiles et Voiliers vous en a déjà parlé à plusieurs reprises sur ce site, mais aussi dans les colonnes de notre magazine.
Engagée dans la transition énergétique du transport maritime (l’un des secteurs les plus polluants de la planète), la jeune start-up française affiche son ambition : construire le plus grand trimaran de fret au monde, propulsé uniquement par la force du vent.
Un pari qu’elle pourrait relever dès le printemps 2026 !
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La start-up VELA a lancé en juillet 2024 la construction du plus grand trimaran de fret au monde, propulsé uniquement par la force du vent. Mise à l’eau programmée au printemps 2026. | @VELA
A. C. Publié le 10/07/2025 à 18h31
Mise à l’eau au printemps 2026 pour VELA, le trimaran de fret inspiré de la course au large
Née de la passion de cinq entrepreneurs pour la voile et l’innovation écologique, la société VELA incarne une nouvelle génération de transporteurs maritimes engagés.
Un peu plus de deux ans après sa création, la jeune start-up fédère déjà plus d’un millier de contributeurs et partenaires autour d’un projet audacieux : remettre la voile au cœur du transport de marchandises à l’échelle internationale.
Avec une levée de fonds de près de 40 millions d’euros en seulement dix-huit mois, VELA a officiellement lancé la construction de son premier navire en juillet 2024.
Ce géant des mers prend progressivement forme dans les ateliers du chantier Austal, aux Philippines, leader mondial des constructions en aluminium.
À ce jour, 43 % du trimaran est déjà assemblé, avant une mise à l’eau au printemps 2026. Autant dire demain !
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Le trimaran géant de VELA prend forme dans les ateliers du chantier Austal, aux Philippines, leader mondial des constructions en aluminium. À ce jour, 43 du trimaran est déjà assemblé. | @VELA
Si la coque est assemblée à Cebu (Philippines), l’âme du navire est bel et bien française.
Seize entreprises tricolores, essentiellement basées en Bretagne, en Normandie et en Nouvelle-Aquitaine, contribuent à ce chantier.
« Ce projet incarne un modèle de coopération internationale, où chaque entreprise enrichit l’autre », souligne Pascal Galacteros, directeur des opérations chez VELA.
La voilerie Incidences Sails, installée à La Rochelle, s’est ainsi lancée très tôt dans l’aventure, en partenariat avec le cabinet d’architecture navale VPLP et MerConcept, pour concevoir un plan de voilure performant et durable.
« Nous aimons travailler sur des projets hors normes.
Cet esprit de pionniers nous rapproche des équipes de VELA », confie Jean-Baptiste Boullet, ingénieur au sein de la voilerie.
Autre acteur de poids : Lorima, constructeur de mâts à Lorient, qui réalisera deux gréements de 53 mètres, intégralement fabriqués à partir de tubes en carbone de 50 mètres.
Une prouesse technique !
Des innovations techniques au service de la transition
À l’instar d’autres entreprises avant-gardistes lancées sur le même créneau, la start-up VELA ne se contente pas de remettre la voile au goût du jour.
Ce serait trop facile et quelque peu anecdotique.
Non, VELA pousse l’innovation plus loin en adaptant les technologies issues de la course au large.
Ainsi, la société Watt & Sea, fondée par le vainqueur du Vendée Globe 2020-2021 Yannick Bestaven, développe des hydrogénérateurs capables de produire de l’énergie grâce à la vitesse du navire, tout en s’adaptant aux contraintes d’un cargo.
Cette hybridation des savoir-faire est fondamentalement au cœur du projet.
Chaque composant du navire, du mât aux voiles en passant par les systèmes énergétiques, est pensé pour associer rien de moins que la performance, la sobriété énergétique et la durabilité.
Le projet est ambitieux, on vous le disait !
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À partir de la fin 2026, le trimaran VELA devrait assurer des liaisons régulières entre la France et New York. | @VELA
Le trimaran VELA, une fois lancé, assurera des liaisons régulières entre la France et New York, dès fin 2026.
L’objectif est simple : proposer une alternative décarbonée au fret transatlantique, tout en maintenant un haut niveau de service et de ponctualité.
Un défi colossal dans un secteur encore très largement dominé par les porte-conteneurs propulsés au fioul lourd.
Pour VELA, l’enjeu dépasse la simple construction d’un navire : il s’agit de montrer qu’un autre modèle est possible.
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