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Ronan Jézégou (n° 1119 - Irish Express) remporte la première étape en série (avant jury) après une course menée sans radio ni météo. Chapeau.

Ronan Jézégou (n° 1119 – Irish Express) remporte la première étape en série (avant jury) après une course menée sans radio ni météo. Chapeau. | VINCENT OLIVAUD

Voiles et Voiliers  – Source : Service de presse

Modifié le 30/07/2026 à 09h30

Mini Atlantique. « Je me disais que j’étais complètement largué » : Ronan Jézégou remporte la première étape en série

C’est une victoire dans le « brouillard » pour Ronan Jézégou, sur cette première étape de la Mini Atlantique 2026 (avant jury).

Coupé du monde, sans radio météo ni communication avec la terre, le médecin de 40 ans sur le Maxi 650 n° 1119 – Irish Express a navigué à l’aveugle tout au long de cette première manche.

Ce n’est qu’à quelques mètres de la ligne d’arrivée – englué dans la pétole – qu’il a découvert qu’il était le premier à se présenter en catégorie Série !

Arrivé ce jeudi 30 juillet à 7h20, le skipper Ronan Jézégou aura mis 7 jours, 16 heures, 50 minutes et 55 secondes entre Les Sables-d’Olonne et Horta (Açores), soit une vitesse moyenne de 6.9 nœuds sur le parcours de 1271.85 milles (sur l’orthodromie).

Il aura en réalité parcouru 1380,3 milles à la vitesse moyenne de 7,5 nœuds.

Ronan Jézégou

« Je ne savais absolument pas où j’en étais dans la course !

Ce matin, c’était un peu dur moralement : la veille, j’ai cru entendre des bateaux arriver à la VHF — c’était peut-être Julien (Letissier, vainqueur en proto).

Du coup, je me disais que j’étais complètement largué et que tout le monde était passé plus au sud.

Je n’avais aucune idée de ma position.

La BLU (radio) a fonctionné le premier soir — j’ai eu de la musique —, mais après, plus rien du tout.

J’ai même essayé de la démonter pour comprendre, mais impossible.

Je me suis donc retrouvé sans aucune météo à bord !

Heureusement, notre coach nous avait préparé plein de captures d’écran avant le départ.

J’ai réussi à décrypter un peu où on était et à anticiper les décalages par rapport aux prévisions initiales.

Il avait fait un boulot chouette, ça m’a vraiment sauvé.

Au final, c’était une navigation géniale, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde !

C’est la grande différence avec une longue transat où les journées se ressemblent parfois : là, il n’y a pas eu deux jours pareils.

Mini Atlantique : la cartographie en direct

Dans les îles, j’ai eu des conditions incroyables.

En passant sous le vent de la première île, je suis d’abord tombé dans une pétole complète.

Mais au moment de franchir le chenal entre les deux îles, d’énormes grains sont arrivés, sans doute canalisés par le relief.

J’ai vraiment cru que j’allais déchirer une voile !

Le bateau est resté couché pendant plusieurs minutes… C’était interminable.

Dans 50 nœuds de vent, de toute façon, on ne contrôle plus rien, on attend juste que ça passe.

Après avoir essuyé des claques à 50 nœuds, le skipper a lutté dans la pétole pour franchir la ligne. | VINCENT OLIVAUD

Je dérivais […] je n’arrivais plus à franchir la ligne.

Et dans zéro nœud de vent ? Eh bien… on attend aussi !

Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de molles.

En repassant sous le vent de la seconde île, je m’attendais à reprendre 50 nœuds de claque.

J’étais prêt, sous trois ris, au taquet pour tout donner ! Et finalement… 2 nœuds de vent.

J’ai même failli devoir mouiller l’ancre parce que je dérivais en arrière et que je n’arrivais plus à franchir la ligne, alors que j’étais à seulement 30 mètres de l’arrivée ! »

Mini Atlantique Classe Mini Mini 6.50

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