Les recommandations de l’American College of Physicians pour la prévention de la migraine épisodique sont notamment en contradiction avec celles de l’American Headache Society.

Une femme souffrant de migraine est couchée sur un divan.

La rédaction – 07/02/2025

Les nouvelles lignes directrices pour la prévention de la migraine épisodique publiées le 4 février dernier par l’American College of Physicians (ACP) dans la revue Annals of Internal Medicine1 créent des remous au sein de la communauté médicale.

Ces dernières préconisent aux cliniciens d’initier une monothérapie pour prévenir la migraine épisodique (définie comme 1 à 14 jours de céphalées par mois) chez les adultes non enceintes en milieu ambulatoire, ainsi que des approches alternatives si les traitements initiaux ne sont pas tolérés ou entraînent une réponse inadéquate.

La recommandation 1 suggère aux cliniciens d’initier une monothérapie pour prévenir les migraines épisodiques chez les adultes non enceintes en milieu ambulatoire en choisissant l’un des traitements pharmacologiques suivants:

  • un bêtabloquant, soit le métoprolol ou le propranolol;
  • le médicament anticonvulsivant valproate;
  • l’inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, la venlafaxine;
  • l’antidépresseur tricyclique amitriptyline

La recommandation 2 indique que si les patients ne tolèrent pas ou ne répondent pas de manière adéquate à l’un de ces traitements, les cliniciens devraient utiliser une monothérapie avec un antagoniste du peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP) comme l’atogepant (Qulipta) ou le rimegepant (Nurtec), ou un anticorps monoclonal anti-CGRP comme l’erenumab (Aimovig), l’eptinezumab (Vyepti), le fremanezumab (Ajovy), ou le galcanezumab (Emgality).

La recommandation 3 indique que si les patients ne tolèrent pas les traitements suggérés dans les recommandations 1 et 2 ou n’y répondent pas de manière adéquate, les cliniciens devraient utiliser une monothérapie avec le topiramate, un médicament contre les crises d’épilepsie.

Enfin, les nouvelles lignes directrices préconisent aux cliniciens d’utiliser une approche de prise de décision éclairée, en discutant notamment des avantages, des inconvénients, des contre-indications, du coût, des valeurs et des préférences des patients, « y compris la charge financière et le mode d’administration » du traitement.

Priorité aux traitements oraux et moins coûteux

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