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Patrick Laure – 26 juin 2026

Le marathon sollicite intensément le cœur : biomarqueurs, volumes ventriculaires, fonction diastolique…

Une méta-analyse de 69 études quantifie ces effets aigus et s’interroge sur leur signification clinique.

La pratique régulière d’activités d’endurance, dans le respect des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, est associée à de nombreux bénéfices cardiovasculaires.

Mais l’impact de ses formes extrêmes interroge : certains travaux suggèrent même une relation en U entre la dose d’exercice cumulée et la mortalité, les niveaux très élevés de pratique pouvant, à l’instar de la sédentarité, augmenter le risque.

Des taux élevés de calcifications coronariennes, une incidence accrue de fibrillation auriculaire et la présence de cicatrices myocardiques ont ainsi été associés à la pratique intensive et prolongée de l’endurance.

Le marathon, en particulier, peut provoquer une élévation transitoire de biomarqueurs cardiaques comme les troponines, dont la signification clinique chez le sportif demeure incertaine.

D’autres modifications ont également été décrites, mais les études sont à petits effectifs et les résultats hétérogènes.

En d’autres termes, quelle est la nature des effets cardiaques aigus observés après un marathon ?

Pour répondre à cette question, des chercheurs pilotés par l’université d’Amsterdam (Pays-Bas) ont mené une revue systématique avec méta-analyse portant sur des études ayant inclus des adultes sains ayant terminé un marathon sur route, avec des mesures cardiaques avant et après l’épreuve.

L’exploration des bases de données habituelles (PubMed, Embase, et SPORTDiscus) a rapporté 7 377 articles sans doublons, dont 69 ont été intégrés dans l’analyse.

L’effectif représenté était de 3 274 participants, âgés le plus souvent de 30 à 55 ans et majoritairement des hommes (plus de 80 %).

Les niveaux sportifs étaient de loisirs (45 % environ), entraînés (16 %) ou mixtes (environ 39 %).

Le temps moyen pour terminer la course était d’environ 4 h (toutes les études ne l’indiquaient pas).

Pour lire la suite 🡺 Marathon : après 42 km, le cœur marque-t-il le coup ?

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