Des chercheurs britanniques ont identifié 25 facteurs associés au mode de vie et à l’environnement qui influencent tout particulièrement la santé à long terme.
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La rédaction – 04/03/2025
Qu’est-ce qui accroît le plus le risque de maladie associée au vieillissement et de mort prématurée: nos gènes ou notre mode de vie?
C’est la question de recherche à laquelle des scientifiques de l’université d’Oxford, en Angleterre, répondent dans un article publié dernièrement par la revue Nature Medicine.
Les résultats de leurs travaux suggèrent que l’influence des conditions de vie des gens est nettement plus importante: les facteurs environnementaux expliqueraient ainsi 17% de la variation du risque de décès, contre moins de 2% pour le patrimoine génétique.
Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les paramètres biologiques, cliniques et génomiques de 492 567 participants de la cohorte de la UK Biobank, pour lesquels ils disposaient également de données sur le mode de vie.
Ce volume considérable d’informations a été passé à travers le tamis d’une « horloge du vieillissement » qui estime l’âge biologique d’une personne sur la base de marqueurs moléculaires présents dans son corps, plutôt que sur la base de son âge chronologique.
Cette horloge leur a permis de distinguer puis d’évaluer l’influence de la génétique et de 164 facteurs environnementaux différents sur le risque de mortalité et d’apparition de 22 maladies, telles que les cancers du sein, de l’ovaire et de la prostate, les maladies rénales et hépatiques, la maladie d’Alzheimer, les cardiopathies ischémiques, la polyarthrite, etc.
Origine ethnique, années d’études, statut professionnel, revenus du foyer, type de logement, activité physique, qualité du sommeil, tabagisme, poids à 10 ans, ou encore consommation de fromage, les scientifiques ont isolé les 25 facteurs liés au mode de vie et à l’environnement ayant le plus d’impact sur la santé et le pronostic de longévité.
« Si chacun d’entre eux ne joue qu’un rôle mineur dans la mortalité prématurée, leur effet combiné au cours de la vie (appelé exposome) explique une grande partie de la variation de la mortalité prématurée », indiquent les auteurs dans leur étude en soulignant que 23 de ces 25 facteurs sont modifiables.
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