Revue de presse du 1er juillet 2026 – ARTICLE DU JOUR

Par le Dr Sophie Florence – (Paris) – [Déclaration de liens d’intérêts]
Date de publication : 1er juillet 2026
Lutte contre les mutilations génitales : lancement d’une nouvelle campagne avant l’été
Une nouvelle campagne #Alerte excision est lancée par l’association Excision, parlons-en ! pour sensibiliser le grand public, les professionnels et les familles avant le départ en vacances d’été.
Informer la famille sur les dangers des mutilations génitales féminines, rappeler la loi, saisir les autorités compétentes sont de bonnes pratiques car des petites filles et des adolescentes risquent une excision lors de séjours dans les pays où la pratique se perpétue et dont leurs familles sont originaires.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les mutilations génitales féminines (MGF) désignent des interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins, qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.
Ces mutilations sont une violation des droits fondamentaux des femmes et des jeunes filles.
Elles portent gravement atteinte à leur dignité, leur intégrité physique et psychique, leur santé, voire à leur vie.
Aucune tradition, coutume ou croyance ne peut justifier de telles pratiques.
Dans le monde, ce sont plus de 230 millions de femmes et de filles qui sont concernées par ces violences.
Aujourd’hui en France, on estime à près de 139.000 le nombre de femmes excisées.
Dans le cadre du plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2023 – 2027) « Toutes et tous égaux », une nouvelle campagne portée par Excision, parlons-en !, et soutenue par le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, est déployée avant le départ en vacances d’été.
Elle vise à sensibiliser le grand public, les professionnels et les familles concernées aux risques liés à l’excision.
L’objectif de cette campagne, « L’excision ne doit jamais faire partie du voyage », vise à sensibiliser les familles et les professionnels pour protéger les jeunes filles exposées à ce risque en les appelant à agir en cas de doute.
Elle rappelle que la loi française ne tolère aucune impunité.
Les MGF constituent un crime puni par la loi française, qu’elles soient pratiquées en France ou à l’étranger sur une victime résidant habituellement en France.
Lorsqu’elle est commise sur une mineure de moins de 15 ans par un ascendant ou une personne ayant autorité sur elle, la peine encourue est de 20 ans de réclusion criminelle.
Retrouver la campagne en ligne :